Après les bonnes résolutions de janvier, voici celles de septembre. Depuis le 1er septembre 2026, la première édition de Septembre Bouge invite les Français à profiter de la rentrée pour reprendre une activité physique ou simplement bouger davantage. Portée par les ministères chargés des Sports et de la Santé, cette mobilisation nationale s'inscrit dans la Stratégie nationale Sport-Santé 2025-2030 et prolonge la dynamique des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Son message tient en quelques mots : l'activité physique ne se résume pas au sport.
Septembre Bouge 2026, c'est quoi exactement ?
Du 1er au 30 septembre, des événements gratuits sont organisés partout en France afin de permettre au public de découvrir différentes façons de bouger. Une tournée nationale traverse 18 villes-étapes, de l'Hexagone aux Outre-mer, avec des villages proposant initiations sportives, démonstrations, ateliers et rencontres avec des professionnels. Plus de 150 séances gratuites en ligne de yoga, pilates, renforcement musculaire ou gym douce sont également proposées pendant le mois.
L'objectif est de rendre la pratique accessible quels que soient l'âge, le niveau ou le lieu de vie. Le 14 septembre, la deuxième édition de la Fête du Sport a constitué l'un des temps forts de l'opération autour d'un mot d'ordre particulièrement simple : « 30 minutes, bouge ! ». Écoles, associations, entreprises, collectivités et établissements médico-sociaux étaient invités à proposer trente minutes d'activité adaptées à leur public.
Pourquoi l'activité physique est-elle si importante pour la santé ?
Bouger régulièrement agit bien au-delà de la condition physique. La Haute Autorité de santé considère l'activité physique comme un déterminant majeur de santé. Elle peut participer à la prévention de nombreuses maladies chroniques et occuper une place dans leur prise en charge.
Les bénéfices concernent également la santé mentale et le bien-être. Santé publique France rappelle qu'une activité régulière produit des effets favorables sur les plans physique, psychologique et social.
Faut-il vraiment faire 30 minutes de sport par jour ?
C'est ici qu'une nuance est importante : activité physique et sport ne sont pas synonymes. L'activité physique correspond à tous les mouvements du corps qui entraînent une dépense d'énergie. Marcher pour aller travailler, prendre les escaliers, jardiner, faire du vélo, jouer avec ses enfants ou réaliser certaines tâches domestiques participent donc aussi à une vie active.
L'Assurance Maladie insiste justement sur l'intérêt d'une pratique régulière et durable plutôt que sur la recherche de performances. Les recommandations dépendent également de l'âge et de la situation de chacun. Pour les enfants et adolescents, l'objectif est par exemple d'atteindre au moins 60 minutes par jour d'activité physique d'intensité modérée à soutenue. Or, 73 % des 11-17 ans n'atteignent pas aujourd'hui ce niveau recommandé.
Pour un adulte très sédentaire, commencer par marcher davantage, interrompre régulièrement les longues périodes assises ou reprendre progressivement une activité peut déjà constituer une première étape.
C'est probablement l'un des messages les plus intéressants de Septembre Bouge : il n'est pas nécessaire d'aimer les salles de sport pour devenir plus actif. L'activité choisie doit surtout pouvoir s'intégrer durablement dans le quotidien. Aller chercher son pain à pied, descendre un arrêt de bus plus tôt, marcher pendant la pause déjeuner ou préférer les escaliers sont autant de petites occasions de réduire la sédentarité.
Pour ceux qui souhaitent reprendre une pratique plus structurée mais ne savent pas par où commencer, être accompagné par un coach sportif à domicile peut également aider à construire des séances adaptées à son niveau et à ses objectifs.
L'idée n'est donc pas de passer brutalement de zéro à cinq séances hebdomadaires. Une activité régulière, adaptée et suffisamment agréable pour être maintenue dans le temps sera généralement plus intéressante qu'un programme très ambitieux abandonné après quelques semaines.
Seniors, handicap, maladies chroniques : bouger doit rester accessible
Septembre Bouge s'adresse aussi aux personnes pour lesquelles une activité classique n'est pas toujours adaptée. Durant tout le mois, des séances gratuites d'activité physique adaptée (APA) sont notamment proposées en ligne par l'association Siel Bleu aux personnes âgées, aux personnes atteintes d'une maladie chronique, aux personnes en situation de handicap et aux aidants.
L'activité physique peut ainsi participer au maintien de l'autonomie. Chez les seniors, conserver la mobilité, l'équilibre et les capacités fonctionnelles contribue notamment à prolonger la possibilité de vivre chez soi. Une problématique régulièrement abordée par Aladom autour du maintien à domicile des personnes âgées.
Pour certaines personnes atteintes d'une maladie chronique, présentant des limitations fonctionnelles ou reprenant une activité après une longue période d'inactivité, un accompagnement professionnel ou médical peut néanmoins être nécessaire. La HAS encourage d'ailleurs les professionnels de santé à intégrer davantage l'activité physique et l'activité physique adaptée dans les parcours de soins.
Et après septembre ?
C'est finalement tout l'enjeu de l'opération. Marcher trente minutes pendant un challenge ou tester gratuitement une activité permet de commencer. Mais les bénéfices pour la santé reposent surtout sur la régularité dans le temps.
Septembre Bouge cherche donc moins à créer un mois exceptionnellement sportif qu'à provoquer un déclic. Trouver une activité que l'on apprécie, remettre de la marche dans ses déplacements, passer moins de temps assis ou reprendre progressivement le sport : chacun peut construire sa propre manière de bouger.
La meilleure activité physique n'est peut-être pas celle qui brûle le plus de calories ou affiche les meilleures performances. C'est d'abord celle que l'on peut intégrer à son quotidien et continuer à pratiquer une fois le mois de septembre terminé.