Jusqu’alors, peu de 16-29 ans choisissaient l’apprentissage pour se former aux métiers de l’aide à la personne. Mais le Plan Emploi Jeune du gouvernement, « 1 jeune 1 solution » ainsi que des initiatives d’EHPAD et d’autres structures pourraient enfin booster l’alternance. À la clé : un emploi en CDI d’aide-soignant(e) ou d’assistant (e) de vie, par exemple, dans un secteur où les débouchés sont assurés.

Illustration de l'article Métiers de l'aide à la personne :  et si  l'alternance était enfin la solution pour recruter ?

La formation en alternance devrait se développer dans le secteur de l'aide à la personne également

Le développement de l’alternance est à l’ordre du jour, et pour mieux faire connaître ce type de formation, une tournée de l’apprentissage débute ce 21 septembre. Pendant près de trois mois, un bus sillonnera 10 départements de France pour informer les jeunes et leurs parents sur les opportunités de la formation en apprentissage. Car l’apprentissage, en France, même s’il est en progression n’est pas encore très développé. Pourtant, la formation en alternance permet de se former du CAP à Bac +5 dans presque tous les secteurs professionnels, y compris celui de l’aide à la personne.

Aide à la personne formation en alternance dans le privé et le public

En fait, presque tous les métiers des établissements de soins, sociaux et médico-sociaux (comme infirmier, aide-soignant, auxiliaire de vie sociale ou AVS), peuvent s’apprendre en alternance, et pratiquement toutes les structures, entreprises du secteur privé, comme secteur associatif, ou fonction publique, peuvent accueillir un jeune en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.

On peut par exemple se former au métier d’aide-soignante dans un EHPAD privé, et au métier d’auxiliaire de vie sociale (AVS) dans une association, ou un centre communal d’action sociale (CCAS), en alternance avec les cours dans un CFA. 

L'apprentissage est également possible dans la fonction publique (hormis les établissements à caractère industriel ou commercial). On peut donc être apprenti dans une maison de retraite publique ou en hôpital public. 

Pour encourager tous les secteurs à recruter des jeunes en alternance, le gouvernement, avec le Plan Emploi Jeune « 1 jeune 1 solution » annoncé le 23 juillet dernier, a débloqué de gros moyens. Pour rappel, entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021, l’aide exceptionnelle pour recruter un alternant (en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) est de 5 000 euros pour un moins de 18 ans et de 8 000 euros pour un plus de 18 ans

Ces nouvelles propositions, couplées aux revalorisations salariales des personnels hospitaliers et des EHPAD annoncées par le Ségur de la Santé, en juillet, éveilleront-elles enfin des vocations ? Jusqu’alors peu valorisées, les métiers de l’aide à la personne, que l’on choisit avant tout par intérêt pour les  relations humaines, manquent cruellement de bras. C’est le cas notamment des métiers de l’aide à domicile, comme l’a rappelé Emmanuel Macron à Toulon début août, soulignant l’importance de mieux reconnaître ces « métiers difficiles » où «les rémunérations ne sont pas au rendez-vous alors qu’il y a des besoins ». 

De plus en en plus d'offres de formation en alternance dans les EHPAD 

Certains acteurs n’ont pas attendu les dernières incitations gouvernementales pour s’engager à développer la formation en alternance. En octobre 2019, le Syndicat national des établissements et résidences privées (SYNERPA) a annoncé qu’il allait recruter 2 000 apprentis d'ici 2022 dans les EHPAD pour former des jeunes aux métiers du grand âge, notamment des soignants. Un mode de formation encore peu développé dans les  établissements d'hébergement pour les personnes âgées dépendantes. En 2019, le Synerpa ne comptait que 700 apprentis en EHPAD privé. 

Parmi eux, Korian, le premier groupe gestionnaire de maisons de retraites médicalisées en France, a décidé d’accélérer le recrutement de ses apprentis, d’ici à 2022 dans l’ensemble de ses activités en France (maisons de retraite, cliniques, résidences service, colocation et domicile), pour atteindre les 800 apprentis. Le groupe ouvrira aussi très prochainement, en janvier 2021, son CFA des métiers du soin, qui accueillera 200 apprentis aides-soignants la première année, 400 l’année suivante et 600 en 2023. 

En parallèle, le gouvernement devrait annoncer très prochainement la levée du contingentement des places en apprentissage pour les infirmiers et les aides-soignants, selon Jean Castex, en visite lundi dernier au salon étudiant la Grande rentrée de l'apprentissage, porte de la Villette.

Personnes âgées et petite enfance un contrat en alternance avec deux employeurs 

Parmi d’autres initiatives intéressantes, Aladom.fr, le site de référence pour le recrutement des métiers de l’aide à la personne dans toute la France, relayait dernièrement l’exemple de deux sociétés de la région de Bordeaux, le prestataire d’aide à domicile Ormali et la société de garde d’enfants à domicile Babychou Services, qui proposent, main dans la main, avec l'organisme de formation Form’Aqui, des contrats d’apprentissage pour la formation ADVF (Assistant De Vie aux Familles). Les alternants ont ainsi la possibilité de découvrir sur le terrain à la fois la branche personne âgée (chez Ormali), et la branche petite enfance (chez Babychou Services). 

Les offres d’emploi en alternance dans le secteur de l’aide à la personne devraient accélérer très rapidement dans les prochaines semaines et les prochains mois. Elles seront disponibles sur Aladom.fr, le spécialiste des petites annonces à la fois pour les particuliers et les professionnels, avec son offre pro notamment pour des offres d’auxiliaire de vie en contrat d'apprentissage pour accompagner les personnes âgées ou handicapées (entretien du domicile, courses, repas, aide à la toilette, au lever et au coucher, loisirs), ou encore des cuisiniers en alternance en EHPAD. 

Apprentissage dans le secteur de l'aide à la personne ce qu'il faut savoir 

Pour en savoir plus sur l’apprentissage, beaucoup d’informations sont disponibles sur le site du ministère du Travail DémarreTaStory, une campagne de promotion de l’apprentissage réalisée par des apprentis.

  • Comme dans les autres secteurs, le contrat d’apprentissage peut varier de 6 mois à 3 ans. 
  • Le jeune est payé pendant toute sa formation (salaire variable, voir grille).
  • La formation (en CFA) est gratuite. 
  • Un maître d’apprentissage encadre le jeune pendant tout son parcours d’apprenti. 
  • Le jeune bénéficie aussi des avantages financiers d’un étudiant.
  • Les années d’apprentissage comptent dans le calcul des points retraite.

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2 oct. 2020

Le MEDEF valorise auprès des jeunes et du monde de l’éducation le rôle de l’entreprise en matière de formation tout au long de la vie
Rendez-vous traditionnel des relations entre l’école et l’entreprise, la 21e édition de la Semaine Ecole-Entreprise qui se déroulera du 5 au 9 octobre, aura pour thème « Ecole et entreprise, des partenaires pour construire l’avenir des jeunes ». Cette coopération est d'autant plus nécessaire pour aider les jeunes, dans un monde rendu plus incertain avec la crise du Covid-19, à trouver les clés de leur avenir professionnel.

Alors que le marché du travail est marqué par les transitions numérique, énergétique et économique, un mouvement qu’accélère la crise sanitaire, les entreprises doivent plus que jamais, pour continuer à innover et se développer, investir dans les compétences de leurs salariés tout au long de leur parcours professionnel.
C’est pourquoi le Ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse, en partenariat avec le MEDEF, a choisi cette année de mettre en avant le rôle respectif de l’école et des entreprises dans les dynamiques d’ascension sociale des jeunes diplômés. Car la formation et le développement des compétences ne s’arrêtent pas à l’obtention du diplôme : il est possible d’apprendre et d’évoluer tout au long de sa vie professionnelle.
L’école forme les futurs salariés et entrepreneurs de demain et leur donne les clés pour comprendre le monde qui les entoure et les attentes des entreprises. Ces dernières investissent dans le développement des compétences de leurs salariés, en particulier des jeunes diplômés, quel que soit leur niveau, par la formation professionnelle classique ou en alternance, voie qui accorde la même importance aux apprentissages théoriques enseignés à l’école et aux compétences techniques acquises en milieu professionnel.
En réponse aux demandes des établissements, des enseignants, des élèves et de leur famille, tout en tenant compte des consignes sanitaires, une centaine d’actions de nature différente (cf. sélection en PJ), organisées par les MEDEF régionaux et territoriaux en partenariat avec les rectorats et les établissements, contribueront cette année à développer les liens entre les mondes éducatif et économique pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Elles permettront de mieux appréhender l’entreprise et les secteurs qui recrutent à travers des interventions de chefs d’entreprise en milieu scolaire, des forums thématiques, des concours vidéos, etc.
Nouveauté cette année : le MEDEF s’associe à l’Association Jeunesse et Entreprises (AJE) pour faire la promotion de la plateforme numérique « P’AJE », particulièrement adaptée au développement des relations école-entreprise « à distance ». Cet outil numérique conçu pour les formateurs et les enseignants présente le monde de l’entreprise et des professionnels aux jeunes avec ses enjeux, ses codes, ses fonctions, ses spécificités et ses transformations. De façon ludique et didactique, la plateforme « téléporte » les classes dans les entreprises à l’aide de vidéos et d’exercices à réaliser en groupe ou individuellement.
Exemples d'actions spécifiques prévues en lien avec la thématique de la Semaine Ecole-Entreprise 2020 :
Opération "Recrutez-moi" (Auvergne-Rhône-Alpes)

Adaptée aux lycéens et aux collégiens en classe de 3e, l’opération « Recrute-moi », sensibilise les élèves aux modalités d’un process de recrutement dans le cadre de la préparation à leur future insertion professionnelle pour obtenir un stage en cours d’études. Le principe ? Un professionnel des ressources humaines ou un responsable de recrutement anime en classe cet atelier de coaching de trois heures qui permet aux lycéens d’aborder la question des savoirs, savoir-faire et savoirs-être, et d’appréhender la rédaction d’un CV, d’une lettre de motivation, ainsi que l’entretien d’embauche. Plus de sept sessions de cette opération seront organisées durant la Semaine Ecole-Entreprise.

Conférences thématiques (Martinique)

Du mardi 6 au jeudi 8 octobre 2020, le MEDEF Martinique et ses partenaires organiseront une série de conférences sur des thématiques telles que « le parcours d’excellence des jeunes à travers les grandes écoles », « la création d’activité » ou encore « la promotion interne ». Des témoignages concrets permettront de réfléchir aux perspectives d’évolution d’un jeune tout au long de sa carrière professionnelle grâce à la formation et au développement des compétences.

« Invente un métier du futur » (Normandie)

Concours à destination des élèves de collège qui les invite, après avoir échangé avec des professionnels de plusieurs secteurs d’activité sur les transformations auxquelles ils sont confrontés, à imaginer un métier d’avenir ou susceptible de « voir le jour » dans les prochaines années. Il ne s’agit pas simplement de trouver un intitulé de métier, mais bien d’aller plus loin en décrivant les compétences nécessaires à son exercice. Lancement le 5 octobre.