En cette période de crise sanitaire, la protection de tous est une priorité et les agences de services à la personne ont mis en place des protocoles pour proposer une continuité de service sans risque.

Illustration de l'article Les prestations de services à la personne peuvent continuer pendant le confinement

Protection de la santé des intervenants et des clients.

Les prestations de services à la personne (ménage, garde d'enfants, aide aux personnes âgées, soutien scolaire, jardinage...) peuvent continuer pendant ce second confinement. 

Lors de la première vague du Coronavirus, les sociétés de services à la personne avaient mis en place des protocoles sanitaires pour protéger salariés et clients. Elles ont continué à protéger salariés et clients après le déconfinement. Des protocoles permettent de poursuivre les prestations en limitant les risques et les intervenants ont été formés aux règles d'hygiène et mesures barrières dans le cadre des prestations. 

Voici quelques recommandations pour les prestations de services : 

  • suppression ou limitation des contacts pendant l'intervention
  • respect des gestes barrières
  • port du masque
  • application de mesures préventives (gants à usage unique, gel hydro alcoolique...)

Les structures de services à la personne ne peuvent pas rester ouvertes et accueillir du public mais en revanche elles peuvent accueillir les salariés pour les besoins du service.

Il est demandé aux intervenants qui ont des symptômes du Covid 19 (fièvre, toux, mal de tête), de ne pas aller en prestation.

Vous pouvez faire une demande de devis gratuitement auprès d'une structure de services à la personne.

Les prestations annulées par les clients peuvent être facturées

Les structures de services à la personne sont en droit de facturer les interventions annulées par leurs clients dans la mesure ou elles sont en capacité de garantir le respect de l’ensemble des mesures sanitaires (Equipement de Protection Individuelle  et gestes barrières). Si le client annule l’intervention les conditions contractuelles s’appliquent de plein droit et notamment celles relatives à l’annulation d’interventionet les structures peuvent facturer les heures annulées et non réalisées.

Les bons réflexes pour se protéger du Covid

  • Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou à l'aide d'une solution hydroalcoolique (SHA) ;
  • Se sécher les mains avec des servicettes en papier ou en tissu à usage unique ;
  • Éviter de se toucher le visage en particulier le nez et la bouche ;
  • Utiliser des mouchoirs jetable pour se moucher, tousser, éternuer ou cracher, et jeter le mouchoir ;
  • Tousser et éternuer dans son coude ou dans un mouchoir en papier jetable ;
  • Respecter les mesures de distanciation physique :
    • ne pas se serrer les mains ou embrasser pour se saluer, ni d’accolade ;
    • distance physique d’au moins 1 mètre.
  • Aérer les pièces fermées toutes les 3 heures pendant au moins quinze minutes  ;
  • Nettoyer régulièrement les objets touchés, les poignées de portes et les surfaces (plan de travail, tables...).

Liste des commerces ouverts

Voici selon le Figaro la liste des commerces et services qui peuvent rester ouverts :

  • les services publics ;
  • les services à la personne à domicile ;
  • les commerces de première nécéssité ;
  • les entreprises d’entretien, réparation et contrôle techniques de véhicules automobiles, de véhicules, engins et matériels agricoles ;
  • les commerce d’équipements automobiles ;
  • les commerce et réparation de motocycles et cycles ;
  • les entreprise de fourniture nécessaire aux exploitations agricoles ;
  • les commerce de détail de produits surgelés ;
  • les commerce d’alimentation générale ;
  • les supérettes ;
  • les supermarchés ;
  • les magasins multi-commerces ;
  • les hypermarchés ;
  • les commerces de détail de fruits et légumes en magasin spécialisé ;
  • les commerce de détail de viandes et de produits à base de viande en magasin spécialisé ;
  • les commerces de détail de poissons, crustacés et mollusques en magasin spécialisé ;
  • les commerces de détail de pain, pâtisserie et confiserie en magasin spécialisé ;
  • les commerces de détail de boissons en magasin spécialisé ;
  • les autres commerces de détail alimentaires en magasin spécialisé ;
  • les distributions alimentaires assurées par des associations caritatives ;
  • les commerces de détail de carburants et combustibles en magasin spécialisé, boutiques associées à ces commerces pour la vente de denrées alimentaires à emporter, hors produits alcoolisés, et équipements sanitaires ouverts aux usagers de la route ;
  • les commerces de détail d’équipements de l’information et de la communication en magasin spécialisé ;
  • les commerces de détail d’ordinateurs, d’unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé ;
  • les commerce de détail de matériels de télécommunication en magasin spécialisé ;
  • les commerces de détail de matériaux de construction, quincaillerie, peintures et verres en magasin spécialisé ;
  • les commerces de détail de textiles en magasin spécialisé ;
  • les commerces de détail de journaux et papeterie en magasin spécialisé ;
  • les commerces de détail de produits pharmaceutiques en magasin spécialisé ;
  • les commerces de détail d’articles médicaux et orthopédiques en magasin spécialisé ;
  • les commerces de détail d’optique ;
  • les commerce de détail d’aliments et fournitures pour les animaux de compagnie, jardineries ;
  • les commerces de détail alimentaire sur éventaires lorsqu’ils sont installés sur un marché;
  • les commerce de détail de produits à base de tabac, cigarettes électroniques, matériels et dispositifs de vapotage en magasin spécialisé ;
  • les ventes par automates et autres commerces de détail hors magasin, éventaires ou marchés ;
  • les hôtels et hébergements similaires à l’exclusion des villages vacances, maisons familiales et auberges collectives ;
  • l’hébergement touristique et autre hébergement de courte durée lorsqu’il constitue pour les personnes qui y vivent un domicile régulier ;
  • les terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs lorsqu’ils constituent pour les personnes qui y vivent un domicile régulier ;
  • la location et location-bail de véhicules automobiles ;
  • la location et location-bail d’autres machines, équipements et biens ;
  • la location et location-bail de machines et équipements agricoles ;
  • la location et location-bail de machines et équipements pour la construction ;
  • les activités des agences de placement de main-d’oeuvre ;
  • les activités des agences de travail temporaire ;
  • la réparation d’ordinateurs et de biens personnels et domestiques ;
  • la réparation d’ordinateurs et d’équipements de communication ;
  • la réparation d’ordinateurs et d’équipements périphériques ;
  • la réparation d’équipements de communication ;
  • la blanchisserie-teinturerie ;
  • la blanchisserie-teinturerie de gros ;
  • la blanchisserie-teinturerie de détail ;
  • les services funéraires ;
  • les activités financières et d’assurance ;
  • les commerces de gros ;
  • les cliniques vétérinaires et cliniques des écoles vétérinaires ;
  • les laboratoires d’analyse ;
  • les services de transports.
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Commentaires
3 nov. 2020

Coiffeurs et esthéticiennes empêchés d’exercer à domicile :
la Fédésap s’oppose fermement à cette décision qui entache la sécurisation de toutes les activités à DOMICILE

Les interventions des professionnels des services aux personnes ne sont pas plus « dangereuses » à domicile !

Suite aux discours ce jour, du Premier Ministre et du Ministre délégué aux TPE-PME, annonçant l’interdiction de l’exercice à domicile des esthéticiennes et des coiffeurs, la Fédésap dénonce un procès d’intention pour tous les métiers des services aux personnes à domicile qui depuis le 1er confinement, avaient investi massivement dans des protocoles stricts pour sécuriser l’activité de leurs salarié(e)s et la santé de leurs clients.

Le second confinement, entré en vigueur le 30 octobre dernier, prévoyait d’ailleurs uniquement la fermeture des « établissements recevant du public » (ERP), sauf pour les produits essentiels. Les activités qui ne sont pas exercées en ERP peuvent donc se poursuivre, dans le respect du protocole sanitaire en vigueur. Tous les professionnels des services à domicile sont donc autorisés à exercer leur activité ; n’étant pas compris comme des ERP et ceci sans distinction fiscale. Il s’agit donc aussi bien de la plomberie que de la coiffure et des Services à la Personne.

Ainsi, un salon de coiffure et esthétique devrait librement exercer au domicile de sa clientèle, sous réserve de l’accord du client et du respect du protocole sanitaire, à l’instar des restaurateurs qui doivent fermer leur restaurant mais continuent et développent une offre « à emporter » ou de la livraison à domicile.

Il n’est donc pas entendable pour les professionnels ni compréhensible économiquement que le Gouvernement décide hâtivement de changer de cap au motif que la sécurité des salariés et des clients soit plus engagée que dans un ERP. Cet argument totalement faux inaugure une communication dramatique pour tous les services aux personnes à domicile qui ont, pendant les sept derniers mois, investi dans des protocoles drastiques répondant aux exigences de prévention sanitaire.

Une activité sécurisée pour tous plutôt qu’une interdiction généralisée non concertée.

Principale fédération des entreprises de Services à la Personne, la Fédésap est également le premier représentant des coiffeurs à domicile avec 75% des effectifs salariés coiffant chaque mois 100.000 français, contribuant ainsi, au même titre que tous les métiers des Services à la Personne, à la lutte contre l’isolement en cette période de grande fragilité pour nos concitoyens.

Faire l’amalgame entre les conditions d’intervention dans un ERP tels qu’un salon de coiffure ou d’esthétique et une intervention au domicile du particulier est totalement « déconnecté » de la réalité et interroge sur la nature des réelles intentions gouvernementales.

Un salon de coiffure, par exemple, est un lieu clos dans lequel vont se succéder pendant toute la journée des dizaines de clients et salariés en utilisant les mêmes fauteuils, les mêmes équipements, etc….
Au contraire du domicile où la prestation se fait individualisée dans le cadre de protocoles très stricts.

Si les services à domicile ne sont pas sécurisés pourquoi alors sont-ils autorisés ? En quoi la coiffure à domicile est-elle plus dangereuse que la garde d’enfants ou l’aide aux personnes âgées en perte d’autonomie ?

Cette nouvelle décision contradictoire envoie un message très négatif aux professionnels des services aux personnes à domicile qui risquent d’invoquer massivement leur droit de retrait.

La Fédésap et ses adhérents sont pourtant prêts à partager leur protocole de sécurité beaucoup plus complet que celui des salons de coiffure si le Gouvernement daigne revenir sur sa décision.

La Fédésap