Répartition des postes d'internat 2026 : la France franchit une nouvelle étape pour préparer la médecine de demain

Un choix stratégique pour l'avenir du système de santé

Cette hausse constitue l'un des premiers effets concrets de la suppression du numerus clausus, décidée en 2019. Elle reflète la volonté du Gouvernement de former davantage de médecins, de mieux répondre aux besoins de santé des Français et de préparer le système de santé des prochaines décennies.

Former un médecin est un investissement de long terme, dont les effets se mesureront dans plusieurs années. Le Gouvernement poursuit ainsi une politique ambitieuse pour assurer le renouvellement des générations médicales et améliorer durablement l'accès aux soins sur l'ensemble du territoire.

Renforcer la médecine générale, pilier de l'accès aux soins

La médecine générale reste au cœur de cet effort, avec 4 070 postes dédiés en 2026, soit 477 de plus qu'en 2025. Elle représente près de 40 % de l'ensemble des postes d'internes, traduisant la priorité accordée au renforcement des soins de premier recours et à l'installation des futurs médecins généralistes dans tous les territoires.

Répondre aux besoins en renforçant les spécialités prioritaires

L'augmentation des postes bénéficie également aux spécialités confrontées à des tensions démographiques ou aux grands enjeux de santé publique, après une concertation approfondie. Voici les principales évolutions :

  • Psychiatrie : 665 postes (+102 ; +18,1 %)
  • Médecine d'urgence : 545 postes (+90 ; +19,8 %)
  • Pédiatrie : 468 postes (+79 ; +20,3 %)
  • Anesthésie-réanimation : 540 postes (+60 ; +12,5 %)
  • Gynécologie-obstétrique : 275 postes (+46 ; +20,1 %)
  • Médecine cardiovasculaire : 232 postes (+38 ; +19,6 %)
  • Gériatrie : 212 postes (+35 ; +19,8 %)
  • Dermatologie : 130 postes (+26 ; +25 %)

    Cette répartition vise à adapter la formation des futurs médecins aux besoins réels des patients et aux évolutions du système de santé.

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    Former davantage de médecins dans tous les territoires

    Toutes les régions et subdivisions bénéficient de cette nouvelle répartition, avec un effort particulier pour les territoires confrontés à des difficultés d'accès aux soins. Le Centre-Val de Loire enregistre une hausse de 18 %, devant la Nouvelle-Aquitaine (+15,7 %) et les Hauts-de-France (+14,7 %). La Corse, qui dispose désormais de son propre contingent dédié, voit également ses capacités de formation renforcées, conformément à la volonté d'universitarisation du territoire.

    Cette répartition tient compte des besoins des populations, des dynamiques territoriales et des capacités de formation des universités et établissements de santé. Elle traduit la volonté du Gouvernement de construire une offre de soins plus équilibrée et accessible.

    Déclaration de la ministre

    « Pendant trop longtemps, notre pays n'a pas formé suffisamment de médecins. Les conséquences, nous les connaissons tous : des difficultés d'accès aux soins et des territoires durablement fragilisés. Nous faisons depuis 2017 le choix inverse. Avec plus de 10 000 postes d'internes ouverts en 2026, nous préparons la médecine de demain. C'est un effort inédit qui permettra de répondre aux besoins des Français, de renforcer les spécialités les plus en tension et de donner à chaque territoire les moyens de former les médecins dont il a besoin. Transformer durablement notre système de santé exige de regarder loin. C'est ce que nous faisons aujourd'hui pour garantir demain un meilleur accès aux soins pour tous. »

    Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées