Des séances collectives dans une yourte

Frappant plus de 35,6 millions de personnes dans le monde en 2010 dont près de 900 000 en France, la maladie d'Alzheimer reste hélas incurable. Cette maladie neurodégénérative est très lourde à gérer pour les familles et le personnel médical, tant financièrement que mentalement.

Redoublant d'imagination, les professionnels de santé arrivent parfois à dégager des solutions originales. À la maison de retraite d'Aytré en Charente-Maritime (17), le directeur de l'établissement a mis en place avec l'aide du personnel médical des séances collectives de mémoires ou de rappel.

Afin de marquer une "rupture avec l'environnement habituel" et de par son côté "matrice et très enveloppant", une yourte a été placée dans le parc de la maison de retraite. Par groupes de sept et à raison de quatre "séances" par semaines, les malades se remémorent ensemble leurs souvenirs d'enfance , de vacances, de leurs vies de jeunes adultes, ... . Un exercice de mémoire aidé par la présence d'objets "d'époque" tels que des vieux jouets ou d'anciens cahiers d'école. Toutes ces réunions sont chapeautées par une infirmière et une ergothérapeute.

Une question de bien-être

Pour l'ensemble du personnel, cet exercice n'est en aucun cas une thérapie de guérison. "Elles ne sont pas faites pour les guérir, pour les maintenir et les réinvestir de leur identité" rappellent ainsi l'ergothérapeute, il s'agit avant tout pour ces personnes de se sentir mieux.

Beaucoup d'établissements d'accueil de personnes âgées se voient confronter à la gestion de cette maladie. Considérée comme une cause nationale, la maladie d'Alzheimer n'est pourtant pas tout le temps traité comme telle par les instances et organismes.

Ainsi le directeur de la maison de retraite d'Aytré regrette de ne pas voir son projet, "trop atypique" faire l'objet de subventions aussi infimes soient elles. En effet, si le dispositif actuel ne reviens pas trop cher à l'établissement, son développement et élargissement reste difficile. Pour le directeur, le dispositif n'est encore "qu'un bébé de ce que l'on voudrait développer afin de le proposer à davantage de malades".

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