955 personnes ont été interrogées au téléphone concernant leur sentiment face aux entreprises de maintien à domicile des personnes dépendantes.

Une inquiétude forte face à la dépendance

L'enquête de l'IFOP commandée par la FESP s'est basée sur un échantillon de 955 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d'agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone du 16 au 17 juin 2011.

La dépendance constitue une crainte largement partagée par les Français. En effet, 86% des personnes interrogées ont peur de ne plus pouvoir accomplir les gestes du quotidien tout seul, 75% de ne pas vouloir un jour être à la charge de leur proche et 69% ont peur d'avoir un proche dans un état de dépendance (personnes très âgées, maladie d'Alzheimer, etc...).

On constate aujourd'hui que seulement 32% ont une personne en situation de dépendance dans leur entourage proche. Mais on sait également que d'ici 10 ans l'INSEE estime que le nombre de personnes dépendantes sera porté à 2 millions et à 4 millions en 2040 contre 1,5 million en 2011.

Le maintien à domicile et le choix du prestataire

Voilà la première question qui fut posée aux personnes appelées :

"Si vous-mêmes ou l'un de vos proches étiez en situation de dépendance et que vous deviez faire appel à des services de maintien à domicile, laquelle de ces solutions aurait votre préférence pour choisir l'organisme prestataire de maintien à domicile ?"

58% des personnes préfèrent choisir librement un intervenant sur la base d'une liste complète des acteurs présents dans leur département, fournie par le Conseil général contre seulement 9% qui préfèrent que l'on choisisse pour eux. 32% quant à eux souhaitent effectuer eux-mêmes les recherches dans leur département.

Enfin, ils sont 96% à estimer comme une bonne chose la diversité des acteurs et des modes d'intervention du maintien à domicile. Il existe en effet plusieurs choix entre les associations, les entreprises ou encore un salarié employé directement grâce au CESU.

En ce qui concerne les critères du choix d'un intervenant auprès d'une personne dépendante, 42% comptent en premier sur le professionnalisme et la compétence. Viennent ensuite la qualité du contact (27%), l'expérience (20%) puis bien plus loin la structure d'attache (6%) et son niveau de formation (5%).

 

 

 

 

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