La plupart des auto-entrepreneurs sont débutants

L'auto-entreprise, de par les avantages qu'elle présente (démarche simplifiée, peu de charges à priori), est souvent décrite comme LA solution pour débuter ou développer son activité. D'après une étude de Ciel, société d'accompagnement des petites entreprises, sur 180 000 auto-entrepreneurs :

  • 32 % ont peu d'expérience au début de leur activité;
  • 67 % sont auto-entrepreneurs à temps partiel ;
  • 62 % n'ont pas fait d'études au préalable avant de se lancer ;
  • 32 % souhaitent évoluer par la suite en entreprise classique.

Ce statut semble donc particulièrement privilégié et idéal pour les néo-entrepreneurs. Pourtant de plus en plus de modifications y sont apportées, risquant à court terme de poser un frein au développement des jeunes entreprises.

L'auto-entreprise pour 18 mois seulement

C'est ce qu'ont souhaité un groupe de députés en octobre dernier, soutenant ainsi "les professionnels assujettis à d'autres régimes plus contraignants". Aujourd'hui sans limite de temps, l'auto-entreprise devra donc présenter un rendement certain pour espérer évoluer et donc perdurer sous la forme d'entreprise.

Si cette réforme est adoptée par la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, ce sera un frein de plus au développement de l'auto-entreprenariat. Pour rappel, depuis janvier 2010, les auto-entrepreneurs sont soumis à une cotisation obligatoire, la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE), et ce, quelque soit leur résultats (chiffre d'affaire nul ou faible).

D'après l'étude de Ciel, 61 % des auto-entrepreneurs exercent dans la prestation de services et services à la personne. Dans un secteur de plus en plus malmené par les réformes de financements et de budgets, les réformes de l'auto-entreprise pourraient s'avérer catastrophiques.

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