On constate qu'aux alentours de deux ans, le refus d'aller se coucher devient un acte parfaitement banal chez l'enfant. Environ 70% des petits rencontrent un jour ou l'autre des difficultés d'endormissement. Cela a de quoi rassurer un peu mais voyons comment les aider (et nous sauver !) à trouver le sommeil.

La crise d'opposition

Il faut se rendre à l'évidence qu'à partir de 18 mois votre tout petit commence à affiner son caractère et découvre les joies du "non". A force d 'entendre ses parents le prononcer, il semble évident que ce mot fasse partie intégrante de son vocabulaire et c'est tout naturellement qu'il va s'en servir afin de développer son autonomie.

La patience des parents est mise à rude épreuve et il faut pourtant savoir l'utiliser pour éviter l'escalade du conflit. Il reste nécessaire que l'enfant trouve en face de lui une volonté et une fermeté plus forte que la sienne sous peine de vivre avec un tout jeune tyran ! Il faut donc réussir (et on sait bien que c'est beaucoup plus facile à dire qu'à faire !) à allier patience et souplesse, imagination et finesse pour expliquer à son enfant qu'il est maintenant temps de se reposer.

Les pédiatres s'accordent à dire qu'il vaut mieux faire preuve de patience et finir par mettre un terme fermement à la situation conflictuelle plutôt que de commencer par dire non... et finir par se faire avoir à l'usure.

Le refus d'aller se coucher

L'opposition au coucher semble être universelle et revenir fréquemment dans l'enfance (ô joie !).

La crise commence bien souvent à la fin du rituel du coucher (histoire(s), chanson(sss), baisers et mots doux) lorsque la séparation devient effective. C'est le très connu "coup du rappel" ou "bis repetita" ! Le problème s'installe sérieusement lorsque l'enfant pleure (voire hurle car pour certains ça relève carrément de l'exorcisme !), se relève et que tout est bon pour rester avec le parent (exemples non exhaustifs : boire, se brosser une nouvelle fois les dents, doudou perdu, peur du noir, une autre histoire, encore un câlin, de l'arnica pour un bobo).

Certains enfants n'hésitent pas à utiliser des formes assez violentes pour retenir son parent près de lui comme se faire vomir ou encore se cogner la tête contre le mur. Des protocoles douloureux pour les deux parties qui mettent les parents dans une très grande impuissance. L'acte est si violent que l'on se sent désemparé et la culpabilité prend souvent le dessus.

Quelles sont les solutions pour que la maison retrouve son calme ?

Il serait si simple d'affirmer qu'il existe des solutions miraculeuses au problème du coucher ! Malheureusement il n'en est rien et ce serait mentir que d'affirmer le contraire. Cependant voilà deux ou trois conseils pour reprendre espoir, confiance et retrouver cette fameuse patience :

  • Une heure avant le coucher il est important que le calme s'installe dans la maison pour préparer le sommeil de l'enfant. On évitera les séances de cache-cache ou les guilli's party au profit des histoires et des câlins. Bien sur la télé est un frein à la sérénité du tout-petit et les dessins animés ne sont pas préconisés par le marchand de sable !
  • Le rituel du coucher rassure l'enfant et le prépare au futur endormissement. On peut l'agrémenter d'une histoire, d'un câlin et une veilleuse peut-être nécessaire pour vaincre la peur du noir et des monstres.
  • Si le cher petit ange n'est vraiment pas décidé à rejoindre Morphée, le mieux reste encore de le laisser dans son lit avec quelques jouets favoris ou ses livres, en laissant allumée une lumière douce. Il doit rester seul et finira par s'endormir à un moment ou un autre (cela peut néanmoins être assez long).
  • Il est bien de lui expliquer simplement et chaleureusement mais de manière concise (trop d'information noie le poisson) que c'est l'heure de se reposer et qu'il ne doit plus se relever ou pleurer.
  • Le co-sleeping est une solution assez radicale pour endormir l'enfant mais plus l'enfant grandit plus il est difficile pour lui de se séparer de son parent et on voit souvent des mamans contraintes de se coucher avec son enfant pour qu'il dorme (bye bye les soirées tranquilles d'adultes !).
  • Enfin quand tout espoir est aboli, ne reste plus qu'un peu cognac dans un biberon.... trève de plaisanterie, l'homéopathie peut faire du bien aux enfants agités (deux à trois granules de "Sédatif PC" une heure avant le coucher).
  • Pour les couples, il est important d'alterner le rituel de coucher; l'entraide aide à garder patience !

A deux ans les enfants sont vraiment très actifs et peuvent avoir du mal à s'endormir mais il ne faut pas céder : c'est aux parents de fixer les limites et une heure de repos. Evidemment on ne peut forcer personne à dormir mais le tout-petit est en âge de comprendre qu'il y a un moment où on doit se reposer. Cela peut paraitre autoritaire mais au contraire cela aide l'enfant à se construire des limites et donc à apprendre à se rassurer.

Alors patience et courage si vous traversez ce genre de crise ! Dédramatiser avec les parents d'enfants du même âge peut aider à garder son "self-control"! Organisez des colloques : ça libère et on se sent moins seul !

 

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