C’est une sorte de Ségur bis, qui arrive sept mois après le premier : tous les salariés des structures sociales et médico-sociales rattachées à un établissement public hospitalier vont à leur tour recevoir 183 euros de plus par mois. Mais du côté des représentants du secteur social et médico-social privé non-lucratif, c’est la déception.

Illustration de l'article Oubliés du Ségur : désormais tous les salariés des hôpitaux publics ont le droit à la prime de 183 euros

En juillet dernier, Olivier Véran, le ministre de la Santé et des Solidarités, s’était engagé à élargir les revalorisations de salaires au secteur social et médico-social, qui n’avait pas été pris en compte par le Ségur de la Santé.

Pour rappel, ces accords prévoient 183 euros par mois pour les agents du secteur public (hôpitaux et EHPAD) et 160 euros pour ceux du privé lucratif (cliniques et EHPAD). Ils concernent 1,5 million de salariés. Les fonds du Ségur de juillet ont été versés fin 2020 pour un total de 7,6 milliards d’euros.

Il a annoncé hier que tous les salariés des structures sociales et médico-sociales rattachées à un établissement public hospitalier allaient recevoir, à leur tour, 183 euros de plus par mois.

Une sorte de Ségur bis de rattrapage, mais qui ne sera effectif qu’à compter du 1 er juin. Cette revalorisation vise les services sociaux et médico-sociaux rattachés à un hôpital public (soins à domicile, handicap) ainsi que certaines autres structures mutualisées entre plusieurs établissements.

Sont concernés :

  • Les services de soins infirmiers à domicile (Ssiad)

  • Les services polyvalents d’aide et de soins à domicile (Spasad)

  • Les structures pour personnes handicapées physiques ou psychiques.

Et d'autres structures d'accueils et de prévention pour jeunes et adultes, ainsi que pour les demandeurs d'asile. 

« La totalité du personnel hospitalier public bénéficie désormais du Ségur », se félicite Michel Laforcade, l’ex-directeur général de l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine chargé d’explorer les différents scénarios d’extension du Ségur.

Le montant de ce Ségur bis devrait s’élever à 83 millions d’euros. Ils seront pris en compte dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022.

Depuis plusieurs mois, les syndicats étaient mobilisés pour obtenir cette revalorisation. L’accord a été signé avec FO, la CFDT et l'Unsa. La CGT ne l’a pas ratifié. Elle concerne au total 18 500 personnes.

Le secteur privé non-lucratif pas concerné par le Ségur bis

Les employés du secteur privé à but non-lucratif restent pour l’instant sur le carreau. Ainsi, par exemple, une aide-soignante dans ce secteur ne perçoit pas les 183 euros.

La conséquence directe est de voir bon nombre de ce personnel s’en aller dans le public, où les rémunérations sont devenues meilleures. Le mouvement est déjà entamé, et la situation est très préoccupante dans certaines structures privées, qui peinent à recruter.

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La Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés solidaires (Fehap), Nexmem et La Croix-Rouge demandent les avantages salariaux du Ségur soient élargis à tout le secteur médico-social  et aux quelques 600 000 salariés de ce secteur privé. Aucune date n’est pour l’instant avancée pour des négociations avec le secteur privé non-lucratif.

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