Afin de protéger au mieux les personnes âgées, ce sont non seulement certains personnels des EHPAD, mais aussi les aides à domicile de plus de 50 ans qui peuvent demander à être vaccinés en priorité, a annoncé mardi le ministre de la Santé. Cela devrait pouvoir se faire courant janvier.

Illustration de l'article Vaccin Covid-19 : les aides à domicile de plus de 50 ans  peuvent le demander

Pour protéger au mieux les personnes âgées et les personnes handicapées, le ministère de la Santé a décidé en début de semaine d’étendre la vaccination aux aides à domicile de plus de 50 ans qui le souhaitaient. « Ce sont des professionnels qui sont au contact de personnes fragiles et qui peuvent être amenés à travailler auprès de malades », a expliqué Olivier Véran, le ministre de la Santé sur RTL.

Une décision somme toute normale, tant elles semblent tout aussi concernées que les personnes travaillant en EHPAD. Pour rappel, dans un premier temps, il avait été annoncé, que, pour ce qui est des personnes travaillant spécifiquement auprès des personnes âgées, seuls les personnels des EHPAD présentant un risque élevé – plus de 65 ans et/ou présentant des comorbidités (en plus des résidents) étaient prioritaires pour la première phase de la vaccination. Voir la stratégie vaccinale du ministère de la Santé. 

La stratégie du ministre de la Santé est de faire passer d’abord les volontaires. « Notre message, c’est de nous adresser en priorité à ceux qui ont compris que le vaccin pourrait sauver leur vie et celle de leurs proches, en faisant le pari que cela va convaincre et entraîner les autres à se faire vacciner. »

Vaccin pour les aides à domicile de plus de 50 ans trop de restrictions

Pour Marie-Reine Tillon, présidente de l’UNA (Union Nationale des Aides, des soins et des services à domicile), qui regroupe 80 000 aides à domicile, ceci n’est toujours pas suffisant, et cette vaccination devrait pouvoir concerner toutes les professionnelles (97 % des aides à domicile sont des femmes) travaillant auprès des 750 000 bénéficiaires d’une aide à domicile en France. Interrogée dans le quotidien Libération, elle souligne que la peur de transmettre ou d’attraper la maladie est toujours là.

Elle soulève aussi quelques questions concernant les exigences de chacun « Et que se passe-t-il si un bénéficiaire refuse d’avoir une aide à domicile non vaccinée ? Inversement, une aide à domicile pourra-t-elle refuser d’intervenir chez un bénéficiaire non vacciné ? ».

Autant de questionnements pour les métiers de l’aide à la personne à domicile, déjà en tension, et qui peinent à recruter. Pour trouver une aide à domicile auprès des personnes âgées, Aladom.fr, le site de référence de la petite annonce pour le service à la personne, propose des offres d’emploi dans toute la France pour des auxiliaires de vie ou des aides aux personnes âgées.

Covid-19 les vaccinations avancées pour les plus de 75 ans

La France a commencé sa campagne de vaccination par les pensionnaires des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, et des unités de soins de longue durée, USLD, soit environ 1 million de personnes.

Les plus âgés restent parmi les personnes prioritaires pour la vaccination. Mardi, Olivier Véran a annoncé qu’elle était avancée à courant janvier pour tous les plus de 75 ans « qui ne sont pas en établissement, qui sont en ville, à la maison », ajoutant qu’il voulait « amplifier, accélérer, simplifier » la vaccination. Cela ferait cinq millions de personnes.

Pour l’instant, les personnes de plus de 65 ans doivent attendre la deuxième phase de vaccination, à partir de février/mars. Elle concernera aussi les soignants de plus de 40 ans.

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Commentaires
13 jan. 2021

La FESP (Fédération du Service aux Particuliers) se réjouit de l'annonce de l'élargissement de la vaccination aux aides à domicile de 50 ans et plus.

Pour Antoine Grézaud, directeur général de la FESP, « il s'agit d'une décision de bon sens : l'égalité de traitement entre les professionnels du domicile et des établissements est un enjeu majeur. Rappelons que les personnels du domicile accompagnent au quotidien chez elles, des personnes âgées, en situation de handicap, fragiles et souvent isolées. Qu'elles soient considérées comme prioritaires illustre bien le virage domiciliaire prédit par le gouvernement. Dans cette crise sanitaire, les aides à domicile sont elles aussi en première ligne auprès de ces publics. »
Dès le début de la crise sanitaire, la FESP avait déjà alerté Brigitte Bourgignon, Ministre déléguée auprès du ministre des Solidarité et de la Santé chargée de l'Autonomie, sur la nécessité de ne pas oublier les intervenants à domicile qui sont mobilisés aux côtés des plus fragiles.
Sur environ 400 000 intervenants à domicile stricto sensu, 25 % environ ont plus de 50 ans, soit près de 100 000 personnes.

La FESP se tient à la disposition des pouvoirs publics pour organiser au mieux les modalités pratiques et rapides de ces opérations vaccinales.

13 jan. 2021

La vaccination pour se protéger de la Covid-19 accélère et concernera les personnes âgées de plus de 75 ans à partir du 18 janvier.
Les représentants du secteur des EHPAD et des services à la personne ont fait leurs propositions d’organisation au ministère chargé de l’Autonomie : vaccination des familles en Ehpad, accompagnement des auxiliaires de vie...
Il y a des questions de logistique à régler rapidement. Les personnes âgées de plus de 75 ans doivent être vaccinées à partir de la semaine prochaine.
Les représentants des Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ainsi que les réseaux d’aides à domicile ont fait trois propositions :
-vaccination des aidants des résidents organisée dans les Ehpad
-Des centres de vaccination de proximité pour les plus de 75 ans vivant à domicile
-Un service d’accompagnement dédié pour les personnes les plus dépendantes

La vaccination dans les Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) a commencé le 27 décembre.
La livraison a commencé dans quelques établissements principalement en Île-de-France et en Bourgogne-Franche-Comté.
Le dispositif a ensuite été déployé et la vaccination a été étendue aux personnels des maisons de retraite de plus de 50 ans, alors qu’au départ seuls ceux de plus de 65 ans étaient concernés lors de cette première phase.
Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa indique qu' "il y a eu quelques cafouillages lors des première livraison mais maintenant les établissements reçoivent leur dates de livraison pour les semaines à venir et peuvent même demander à l’avancer s’ils sont déjà prêts”.

Le planning est fixé au moins jusqu’à la semaine du 2 février.

Maintenant que le dispositif est en place, le Synerpa demande à étendre la vaccination à tout l’écosystème de l’Ehpad, soit l’ensemble des professionnels quel que soit leur âge, les familles ou encore tous les intervenants extérieurs. “Nous avons un plateau technique avec des professionnels de santé et si on nous livre le double de doses, on pourrait très bien vacciner les personnes qui étaient prévues en phase 2 et 3 comme les soignants de moins de 50 ans”, envisage Florence Arnaiz-Maumé.

Le Synerpa a également proposé au ministère d’ouvrir ses portes aux familles car les lieux dans lesquels se déroulent la vaccination peuvent être totalement isolés du reste de l’Ehpad. “Il y a un Ehpad à moins de 20 kilomètres de tout lieu en France donc nous pourrions, à partir de février ou mars, vacciner les plus de 75 ans qui ne sont pas nos résidents, plaide la déléguée générale. Dans le même esprit que ce que nous faisons lors des canicules, nous pourrions envisager qu’un service à domicile vienne pour la vaccination des personnes dont il s’occupe. Cela pourrait être un acte citoyen des Ehpad”, argumente-t-elle.

Les structures d’aide à domicile sont elles aussi forces de propositions. Pour le moment, aucune décision n’a été prise sur la possibilité d’organiser des vaccinations à domicile pour les personnes âgées dépendantes. En attendant, le réseau d’aides à domicile ADMR propose de mettre à contribution les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et les maisons de service pour accueillir des vaccinations. “Cette demande a été entendue par le ministère et ce déploiement va se faire localement, explique Thierry d’Aboville, secrétaire général de l’ADMR. Nous devons maintenant présenter cette possibilité aux préfets et aux délégués des Agences régionales de santé qui, en fonction des territoires, décident des stratégies à déployer", ajoute-t-il.

Autre point qui devra être rapidement résolu : le déplacement des personnes âgées les plus dépendantes. Dans une interview donnée à BFMTV le 7 janvier dernier, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a évoqué la mise en place de petits bus de vaccination pour les personnes âgées isolées en milieu rural. "J'ai déjà demandé aux élus locaux, aux départements, aux maires des communes qui savent très bien identifier les personnes âgées isolées qui ne feront pas la démarche d'aller se faire vacciner dans un centre, d'identifier toute solution qui leur paraîtra utile pour pouvoir protéger l'ensemble de leurs concitoyens", a-t-il déclaré.

Mais pour Julien Jourdan, directeur général de la Fédération française des services à la personne et de proximité (Fédésap), il existe d’autres solutions que ces bus. “Les auxiliaires de vie ont un rôle de relais dans cette vaccination qu’il ne faut pas oublier, estime-t-il. Elles peuvent donner par exemple des informations sur les lieux de vaccination et leur contact”. Les structures d’aides à domicile peuvent aussi faciliter le déplacement des personnes âgées dépendantes. “Un forfait d'intervention de trois heures pourrait être créé pour l’accompagnement au centre de vaccination par une auxiliaire de vie”, suggère Régis Granet, directeur juridique de la Fédésap. La fédération propose que le coût de cette mesure soit financé via les plans d’aides d’urgence des caisses de retraite. Le ministère doit, dans le cadre d’une réunion organisée la semaine prochaine avec les acteurs du secteur, détailler les modalités de la vaccination des personnes âgées dépendantes vivant chez elles.

8 jan. 2021

Objectif d’ici fin janvier : 1 million de personnes vaccinées soit le même nombre que dans les pays voisins au prorata de la population.
La France va deployer des centres de vaccination dans tous les départements où les personnes âgées de 75 ans et plus, résidant à domicile, pourront se faire vacciner à partir du lundi 18 janvier.

8 jan. 2021

La Fédésap salue la prise en compte du secteur de l’aide à domicile et propose des mesures opérationnelles à sa mise en œuvre

À la demande d’une grande partie du secteur, Monsieur Olivier Véran a annoncé, le 5 janvier sa volonté d’étendre la vaccination prioritaire aux aides à domicile volontaires de plus de 50 ans et aux personnes en perte d’autonomie vivant à domicile.

Cette mesure de bon sens permettra une fois de plus de rappeler que les efforts de prévention, d’information et d’accompagnement à la vaccination doivent se faire prioritairement auprès des personnes âgées en perte d’autonomie vivant à domicile représentant plus de 90% de la population âgée. Il est donc primordial de se concentrer également sur les 400 000 aides à domicile qui aident et accompagnent nos aînés au quotidien.

Même s’il est concevable qu’il faille prioriser, la Fédésap insiste sur la nécessité d’étendre le plus rapidement possible la vaccination à toute la profession. L’âge moyen des aides à domicile étant de 47 ans, ce « filtre » exclut de la vaccination prioritaire plus de 150 000 professionnels qui accompagnent pourtant des personnes âgées ou en situation de handicap, elles-mêmes vulnérables.

Lors d’une réunion de concertation qui s’est tenue le 6 janvier, en présence de Madame Bourguignon, ministre déléguée en charge de l’autonomie, la Fédésap a demandé la mise en place d’un système simple s’appuyant prioritairement sur les services de santé au travail compétents en termes de prévention et de sécurité au travail. Cette infrastructure a en effet le mérite de la proximité et la possibilité d’assurer un suivi médical des professionnels de l’aide à domicile.

Dans l’attente de précisions opérationnelles pour la vaccination des aides à domicile, la Fédésap encourage le Gouvernement à faire des SAAD les relais de la campagne de vaccination auprès de nos aînés.

En effet, il est urgent de penser l’accompagnement à la vaccination de nos aînés en dehors du seul prisme des EHPAD. Le Gouvernement a ainsi la possibilité de s’appuyer sur un réseau de plus de 9 000 SAAD présents sur tous les territoires et sur le professionnalisme de tout un secteur dont il est aisé de comprendre qu’il pourrait être le bras armé de cette politique nationale de santé publique.

À la demande de la Fédésap, une nouvelle réunion devant préciser les modalités de mise en œuvre de cette campagne se tiendra avec les services du Ministère de la Santé, le lundi 11 janvier.

8 jan. 2021

Bonjour et merci pour votre article. J’avais cru entendre que les proches accueillants d’une personne âgée vivant à leur domicile pouvaient également bénéficier du vaccin. Ma mère a 87 ans avec diabète … moi 62 et mon mari 54. Tous 2 travaillons dans le social auprès d’enfants placés.

Merci de m’apporter un éclairage
Bien cordialement.