A l'heure où les entreprises de maintien à domicile risquent d'être #PrivéDeGrandir, on peut lire dans Corse Matin, que le Directeur de l'association Corssad a été condamné pour détournement. Cette association (Centre d'organisation régionale de services de soins et d'aide à domicile) intervient sur l'ensemble du territoire insulaire dans le domaine de l'aide à la personne et bénéficie d'argent public. 

L'épouse de Mr Giammari, directrice adjointe, et son père, président du conseil d'administration ont été relaxés.

On peut lire dans cet article que l'association était gérée par Bernard Giammari qui percevait 16 000 € de salaire mensuel et son épouse Virna Kramer, directrice adjointe, qui percevait 13 000 euros mensuels.

Mais le tribunal n'a rien vu de répréhensible concernant ces salaires car les deux responsables "ont réellement accompli à temps plein les tâches de direction" et il ne s'agissait pas d'emplois fictifs : "Aucune disposition légale n'interdit à un employeur de droit privé, même financé partiellement sur fonds publics, de rémunérer ses salariés au-delà des plafonds légaux ou conventionnels".

C'est donc normal qu'une association qui connait un déficit de plus de 200 000 euros verse près de 30000 € de salaires à ses 2 dirigeants... La condamnation concerne des "dépenses personnelles financées sur fonds tant publics que privés" (avions, repas, divers achats...).

Le parquet a fait appel du jugement.

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