Les associations d'aide et de soins à domicile s'inquiètent et le disent

Les associations d'aide et de soins à domicile ne sont pas satisfaites, mais alors pas du tout et elles le font savoir. Le sujet de leur mécontentement : le « détournement » de la Contribution additionnelle pour la Solidarité et l'Autonomie (CASA). Initialement prévue pour participer au financement de la loi d'adaptation de la société au vieillissement, son produit a finalement été attribué au fonds solidarité Vieillesse et le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2014 renouvelle cette attribution. 

La grogne a enflé, à tel point que le premier ministre est intervenu pour annoncer la mise en place d'un projet global sur la durée du quinquennat, en deux temps. Au programme : une concertation engagée en novembre sur un projet de loi visant à anticiper la perte d'autonomie, adapter la société à son vieillissement et accompagner la perte d'autonomie. L'objectif : une entrée en vigueur à la fin de l'année 2014. 

Les mesures annoncées par le gouvernement n'y changent rien

Le Parlement a également doté la caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), d'une enveloppe de 100 millions d'euros de recettes nouvelles. Mais pour les associations, on est encore loin du compte. Elles alertent les pouvoirs publics sur la fermeture de services à domicile, faute d'argent, sur les lourdes charges financières qui incombent aux familles pour l'hébergement d'un proche en EHPAD, sur la difficile condition des aidants familiaux. 

Une pétition baptisée « Mon aide à domicile, j'y tiens » est en ligne sur le site change.org. C'est une « pétition pour soutenir l'aide à domicile et les personnes en perte d'autonomie qui veulent continuer à vivre à domicile dans les meilleures conditions. » Les associations attirent notamment l'attention sur la démarche globale dans laquelle s'inscrit l'aide à domicile, qualifiant celle-ci de base de notre solidarité nationale. 

Une situation jugée alarmante

Les signataires s'inquiètent de l'entrée en vigueur hypothétique et tardive de la future loi. Ils demandent une augmentation « des financements publics pour améliorer la vie des personnes en perte d'autonomie et de celles qui les aident », notamment par la revalorisation de l'APA (Allocation personnalisée d'autonomie). Ils souhaitent d'autre part une augmentation des salaires des personnels exerçant dans l'aide à domicile, ceux-ci étant gelés depuis 2009.

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