Même s'il a enregistré un recul en 2011, le statut d'auto-entrepreneur à toujours le vent en poupe en France et ce régime reste prisé dans les services à domicile notamment.

Illustration de l'article Auto-entrepreneuriat, un chiffre d'affaires rondelet

En 2011, l'Agence pour la création d'entreprise a recensé 549 805 créations d'entreprises, un chiffre en recul de -12% pour la première fois depuis 2003 et surtout depuis l'arrivée du régime de l'auto-entrepreneur il y a trois ans. Dès sa mise ne place, ce régime a remporté un franc succès avec près d'un million d'entreprises créées, ce qui représente près de 55% de l'ensemble des créations sur cette même période. Malgré la baisse constatée, il y a tout de même eu 291.721 créations d'entreprises sous le régime de l'auto-entrepreneur sur l'année 2011. 

C'est dans les activités de services, notamment les services à domicile, que les créations d'entreprises ont été les plus nombreuses en 2011 (45,5% de l'ensemble des créations), c'est aussi dans ce secteur que les auto-entrepreneurs prédominent. Bien que les créations sous le régime de l'auto-entrepreneuriat aient reculé en 2011 (-18,6%), on assiste plutôt à une stabilisation du dispositif qui avait connu une véritable envolée les années précédentes. 

En 2011, le chiffre d'affaires généré par l'auto-entrepreneuriat se montait à 4,364 milliards d'euros, contre 3,1 milliards en 2010. Il faut toutefois tempérer ce chiffre, car au cours de cette même année, 43,5% des auto-entrepreneurs n'ont déclaré aucun chiffre d'affaires. Le chiffre d'affaires annuel moyen d'un auto-entrepreneur s'établit à 9.244 euros en 2011, contre 8.316 euros en 2010. 

Avant son élection, le nouveau président de la République a exprimé son souhait de corriger « les dérives » du statut d'auto-entrepreneur. Dans une lettre du 29 mars 2012 adressée au Mouvement des Auto-entrepreneurs de France (MAEF), il exprime ses réserves à l'égard de ce régime. 

François Hollande pointe notamment du doigt la concurrence déloyale du statut d'auto-entrepreneur vis-à-vis « des professionnels de droit commun, notamment du commerce et de l'artisanat, soumis à des règles sociales, fiscales, mais aussi à des normes différentes. » Il regrette également que le statut n'offre que peu de protection sociale, « notamment en matière d'accès aux droits à la retraite. » 

Le président exprime donc une volonté de faire évoluer le statut d'auto-entrepreneur, mais il ne semble pas souhaiter sa disparition.

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