Une désertification de plus en plus importante

Le phénomène est d'ampleur national, de mois en moins de médecins décident de s'installer en milieu rural.   D'après les données du conseil national de l'Ordre des médecins, la Picardie serait la région la plus gravement touchée par cette pénurie, présentant un taux en 2010 de 239 médecins pour 100 000 habitants.

L'union régionale des caisses d'assurance maladie (URCAM) explique ce manque de médecins par une fuite cers les grandes métropoles des jeune diplômés et  d'une forte proportion de médecins implantés arrivant à l'âge de la retraite.

Dans la région, c'est l'Oise (60) qui présente les plus mauvais résultats en terme d'offre de soins, les jeunes docteurs préférant s'établir à Amiens (Somme) ou en Ile-de-France.

Pour l'ARS, la télémédecine est la solution

Face à ce constat et incapable de trouver des procédés adéquats pour séduire les néo-médecins, l'agence régionale de santé (ARS) picarde a décider de tout miser sur la télémédecine.

Chargeant le groupement de coopération sanitaire (GCS) e-santé Picardie de l'affaire, l'ARS espère pouvoir proposer aux patient oisiens une solution d'ici la fin de l'année.

"L'idée est de déployer la télémédecine dans toute la région au fur et à mesure des usages et des besoins. Mais on a pour ambition que les premières téléconsultations soient opérationnelles en décembre entre les hôpitaux de Beauvais et de Chaumont-en-Vexin. [...] On vient de lancer la consultation pour trouver l'opérateur capable de mettre sur pied cette première plate-forme de télémédecine dans l'Oise" explique le directeur du projet au Parisien.

Concrètement ces trois types d'outils qui devraient être mis en place : un système de téléconsultation permettant "à un spécialiste de voir un patient à distance" ;  un système de téléexpertise permettant à un professionnel de santé de demander son avis à un autre, "très utile pour la radiologie" selon le chef de projet ; et enfin, la téléassitance  permettant à un spécialiste dans guider un autre à distance pour certain actes  tels qu'une échographie par exemple.

Si le réseau existe déjà , équiper tous les professionnels avec le matériel adéquat à cette télémédecine devrait coûter plusieurs millions d'euros.

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