Mardi 15 mars la FCPE a présenté une lettre à la Halde dénonçant la discrimination dont seraient victimes les écoles d'Epinay-sur-Seine. Depuis la rentrée de septembre elles connaissent un nombre grandissant de professeurs non remplacés.

Une forte mobilisation

Depuis septembre 2010 ce sont 84% des absences de courtes durées des enseignants du premier degré qui n'ont pas été remplacés sur l'ensemble des 28 écoles d'Epinay-sur-seine (93). Un chiffre qui mécontente fortement les parents d'élèves qui ont le sentiment que leurs enfants ne reçoivent pas de la part de l'éducation nationale le même traitement que le reste du territoire.

Aujourd'hui en France, le remplacement des professeurs est une véritable préoccupation puisque le gouvernement suit une politique visant à ne plus remplacer les enseignants partant à la retraite. Ainsi on a pu constater que les directeurs d'établissements devaient se tourner vers le pôle emploi voire même sur Leboncoin.fr pour trouver des remplacements qui peinaient à être pris en charge par l'éducation nationale. Ce sont 16 000 postes que le ministère de l'éducation veut supprimer en ne remplaçant pas les départs afin d'effectuer des économies ; et ce sont donc les enfants qui payent cette décision en se voyant privés d'éducation scolaire.

Les parents d'Epinay-sur-Seine sont extrêmement mobilisés puisque depuis le 11 janvier ils occupaient quotidiennement le bureau de la directrice d'école maternelle Jean Jaurès en bloquant l'accès au téléphone. Le 7 février ce sont 20 écoles sur 28 qui sont à leur tour bloquées.

Les parents d'élèves soutenus par Claude Bartolone

Député PS et président du conseil général, Claude Bartolone soutient les parents d'Epinay-sur-Seine et déclare que la Seine-Saint-Denis est "le département le plus pauvre et le plus jeune de France hexagonale". La FCPE quand a elle soutient que la population concernée "aurait besoin au contraire que l'Etat investisse tout particulièrement pour son éducation, son intégration, sa promotion sociale".

En réponse le ministre de l'éducation Nationale, Luc Chatel affirme que le département bénéficie d'une "discrimination positive" et qu'il est le mieux doté en matière de remplacement. Il a néanmoins été rappelé que 60 postes allaient être supprimés à la rentrée 2011 alors que le nombre d'élèves ne cesse d'augmenter...

A la veille du lancement du texte convoquant la Halde, le relevé des postes vacants est saisissant : il manquait encore 10 professeurs sur 28 écoles. Depuis la rentrés le total des absences répétées atteint 750 jours dont seulement 120 ont été remplacées.

Les parents demandent donc à la Halde " d'étudier et de comparer la situation des remplaçants à Epinay avec les autres départements franciliens". Il s'agit pour eux d'atteindre la liberté républicaine et non de disposer d'une discrimination positive.

Malheureusement, la discrimination territoriale n'est pas reconnue par la loi et la saisine qui vient d'être faite à la Halde n'a que peu de chance de trouver justice. Néanmoins la Halde a affirmé examiner les cas précis mentionnés.

 

 

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