Un débat loin d'être résolu

La question du financement de la dépendance, un des points les plus épineux de la grande réforme annoncée pour 2012, fait une fois de plus polémique. Pour Nicolas Sarkozy, un financement à plusieurs sources semble être la voie la plus sage. Ainsi, un "panier de sources de financement" a été évoqué, allant de la prise en charge par la sécurité sociale à un recours aux assurances privées, en passant par une taxe sur le patrimoine.

Une 5ème branche pour la Sécurité sociale

D'après le président de la République, la Sécurité sociale pourrait se voir dotée, à partir de cet été, d'une nouvelle branche, s'occupant exclusivement de la prise en charge des personnes âgées dépendantes.

Pour le chef de l'État, au vu des finances actuelles et des difficultés publiques quant à la gestion des 4 autres branches (maladie, famille, accidents de travail et retraite), de nouveaux outils sont nécessaires, le gouvernement devant "inventer autre chose que le modèle traditionnel de couverture des risques par la sécurité sociale".

Le recours au financement privé reste sur la table

Bien que décrié par une grande majorité, le recours aux assurances privées pour financer ce risque de dépendance  reste toujours une solution pour Nicolas Sarkozy. Ainsi le président déclarait ce mardi, au sein du conseil économique, social et environnemental (CESE) qu'il n'était pas "raisonnable de ne pas s'interroger sur le rôle que peuvent jouer les mutuelles, les compagnies d'assurances et les organismes de prévoyance".

Selon un sondage de l'Ifop, seuls 23 % des français âgés de 50 à 65 ans se disent favorable à ce type de souscription. Ils sont 47 % à préférer une cotisation prélevée sur les revenus de leur patrimoine, 16% à préférer une cotisation prélevée sur les revenus du travail, et 14 % pour la mise en place d'une nouvelle journée de solidarité (en remplacement d'un jour férié).

Actuellement, la dépendance est financée grâce à l'Assurance maladie, à la contribution sociale généralisée (CSG) et par la Journée de solidarité. Estimées aujourd'hui à 22 milliards d'euros, les dépenses engagées pourraient s'accroitre de 10 milliards d'euros par an, d'ici une quinzaine d'années.

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