Un plan à 3 niveaux

De l'école au lycée, les besoins et problèmes ne sont pas les mêmes. Le "plan sciences" du ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel vise ainsi a réformer les enseignements scientifiques aux 3 niveaux, via une sensibilisation des jeunes aux sciences et au mathématiques.

Prévenir l'innumérisme à l'école

L'innumérisme, équivalent de l'illettrisme pour les mathématiques est l'un des gros problèmes dénoncés par la ministre. Pour y remédier, le ministre préconise, dans une interview donnée au JDD, "un entraînement quotidien aux calculs élémentaires" afin d'ancrer les fondamentaux, via une récitation quotidienne des tables de calcul, u encore avec 15 à 20 minutes de calcul mental par jour. En développant l'usage de jeux dans l'apprentissage, Luc Chatel souhaite également développer l'attrait des jeunes pour les sciences.

Obstacle à cette réforme, 3/4 des professeurs des écoles sont issus d'une formation littéraire en lettres , langues ou sciences sociales. D'après M Chatel, une modification du concours de recrutement de ces professeurs et la mise en place de "modules de formations aux sciences" pour les profs stagiaires devraient suffire au bon développement du projet.

Développer le goût des sciences et technologies au collège

Au collège, le ministre mise avant tout sur une sensibilisation des élèves aux sciences. Pour ce faire il compte utiliser un "enseignement intégré de science et technologie" testé actuellement dans 52 collèges. "Il s'agit de mettre en place un décloisonnement des approches de la science, que les élèves comprennent la fluidité de la démarche scientifique. C'est l'idée qu'il y ait un seul enseignant pour les sciences physiques, la chimie, les SVT et la technologie". Ainsi, le gouvernement souhaite mieux articuler sciences et technologies, en encourageant le développement de projets collectifs dans ces deux domaines.

Préparer et encourager les vocations scientifiques au lycée.

Au lycée, le problème posé est surtout l'orientation. Au vu de la désaffectation des élèves pour les sciences, en particulier les filles, le ministre souhaite apporter une motivation professionnelle. Ainsi via des partenariats locaux, des entreprises viendraient présenter une fois par trimestre aux lycéens les différents métiers à composantes scientifiques et technologiques qu'elles proposent.

Ce plan devrait être finalisé pour la rentrée prochaine. Pour beaucoup il est jugé intéressant mais insuffisant. Les syndicats d'enseignants se sont montrés plus vindicatifs, en le qualifiant "d'écran de fumée" face à la mauvaise gestion du système scolaire par le gouvernement.

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