Le décrochage scolaire important en France

D'après le ministère de l'Éducation nationale, "20.000 jeunes de 16 à 18 ans sortent chaque année du système éducatif sans diplôme". Certains sont en situation d'échec scolaire, d'autres ne sont juste plus motivés par les cours. Dans le cadre du plan "agir pour la jeunesse" lancé en 2009, deux outils ont été développés pour y remédier.

Des plateformes de coordination locales

"En cours de généralisation sur l'ensemble du territoire", les plateformes de suivi et d'appui locales permettent une coordination des actions des acteurs locaux à savoir :

  • les responsables de l'éducation nationale et de l'enseignement agricole ;
  • les centres de formation d'apprentis ;
  • les missions locales ;
  • le service public de l'emploi ;
  • le réseau d'information jeunesse ;
  • les collectivités territoriales compétentes.

Placées sous l'autorité du préfet, ces plateformes devrait ainsi permettre une "prise en charge rapide et adaptée" des décrocheurs, et leur permettre de se "réinscrire dans un parcours de formation, d'accompagnement ou dans des activités destinées à préparer au mieux leur entrée dans la vie active".

Des "décrocheurs "désormais fichés

Afin d'optimiser les actions de ces plateformes, le gouvernement a développé une nouvelle base de données. Nommée SDO pour "suivi de l'orientation", cette base de données recenserait tous les élèves en situation de décrochage scolaire. Les informations ainsi recueillies pourront être échangées avec le ministère de l'éducation et les ministères chargés de l'emploi et de l'agriculture. Au deuxième trimestre 2011, tous les établissements scolaires devraient en être équipés.

Un fichage légal ?

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a autorisé ce projet en mars 2010. Concrètement seront affichés "l'identité et les coordonnées de l'élève et de son responsable légal, des informations sur la scolarité suivie et un compte-rendu synthétique d'entretiens menés avec la personne responsable du suivi de l'élève".

Le ministre de l'éducation Luc Chatel, et la secrétaire d'État chargée de la jeunesse et de la vie associative,  Jeannette Bougrab, se sont déplacés ce jeudi dans un lycée de Mulhouse pour présenter le projet.

Commentaires

Je pense effectivement qu'il est important de prendre en main les jeunes en difficulté, c'est des élèves qui sont trop souvent laissé de coté alors que leur avenir pourrait être bien différent, j'ai un neveux que tout le monde croyait incapable de faire des études, cependant il a eu des personnes qui ce sont occupé de lui, et grâce à cela il a su s'orienter dans la bonne direction, il ne jurait que par le sport, il a donc fait une formation sur les métiers du sport à l'ILEPS, à la suite de son BAC. Aujourd'hui il travail dans une agence pour de l'évènementiel sportif. Tout cela pour dire qu'un avenir ne tient pas à grand chose.