La semaine de 4 jours (lundi, mardi, jeudi et vendredi) a été instaurée en 2008, par l'ancien ministre de l'Éducation nationale Xavier Darcos. A l'époque, la suppression de l'école le samedi était un des points phares de cette proposition, permettant ainsi la "restitution" du week-end aux familles. Pour le ministre actuel, Luc Chatel, la semaine de 4 jours "n'est pas une obligation, c'est une possibilité. Chaque conseil d'école peut choisir.". À ce jour, seul 5% des écoles pratiquent une semaine à 4 jours et demi avec classe le mercredi matin.

Des semaines trop "lourdes" pour l'enfant

D'après les députés missionnaires, sur un système à 4 jours, les journées de six heures sont "beaucoup trop remplies". Les députés prônent l'interdiction pure et simple de ce système, qualifié par les chronobiologistes de "délirant" et "aberrant". Pour les députés la semaine de 4 jours a été "choisie par les seuls adultes alors qu'elle est préjudiciable aux apprentissages".

La remise en cause du système actuel

Le constat ne s'arrête pas là, en plus d'un mauvais agencement de l'emploi du temps, c'est toute son organisation qui est ici dénoncée. Alors qu'ils passent plus de temps en classe par jour, la scolarisation annuelle des élèves français est plus faible (140 jours) que dans les autres pays de l'OCDE (180 en moyenne).

Un retour à l'équilibre

En plus d'un rétablissement des semaines à 4 jours et demi, les députés veulent rétablir la balance de sept semaines de classe et deux semaines de vacances. Concrètement ceci impliquerait :

  • un allongement des vacances de la Toussaint,
  • un raccourcissement des vacances d'été de deux ou trois semaines  (avec un zonage à seulement deux zones)
  • une réorganisation du troisième trimestre.

Une réorganisation pédagogique

Le rapport énonce quelques propositions ciblées, intégrant des emplois du temps adaptés à l'élève :

  • des "obligations de service" définissant un "temps de présence" des enseignants;
  • une définition des durées et horaires selon les âges des élèves;
  • l'institution d'une heure d'étude surveillée;
  • une intégration de l'aide personnalisée dans le temps de classe.

Toutes ces propositions devraient être approfondies lors de la "Conférence nationale sur les rythmes scolaires". Des conclusions sont ainsi attendues pour le mois de juin 2011.

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