Financer le coût de la dépendance des personnes âgées

Dans un entretien du Journal du dimanche, Laurent Hénart, député UMP de Meurthe et Moselle et président de l'ANSP, propose aux Français d'abandonner un nouveau jour de congé pour financer le coût lié à la dépendance des seniors. Les français sont de plus en plus nombreux à vouloir rester chez eux quand ils vieillissent, même si ils ont perdu leur autonomie. Selon Laurent Hénart, pour financer ce droit à la «dignité», il n'y a pas d'autre choix que de «développer les emplois de services à la personne».

Une partie des emplois pour le maintien à domicile des personnes âgées pourrait être payé par l'ensemble des Français, en abandonnant une journée de congé. Cette mesure rappelle la Journée de solidarité avec les seniors, lancée par Jean-Pierre Raffarin en 2004, avec la suppression du lundi de Pentecôte. 

Selon Laurent Hénart, «les besoins de la dépendance se chiffrent en milliards d'euros». Or, «les départements ne peuvent plus payer» pour la dépendance, et «veulent être déchargés du fardeau». C'est pour cette raison qu'il faut selon de député UMP «trouver un nouveau système» et que tout le monde doit être mis à contribution.

Modification de la CSG

Il y a aura en France en 2015 plus de 2 millions de personnes âgées de plus de 85 ans. Une grande partie des aides au maintien à domicile des seniors est financée par les départements avec L'APA. Certains ont proposé que les coûts liés au maintien à domicile puissent être récupérés à posteriori sur les successions mais cette mesure est rejetée massivement.

Laurent Hénart souhaite aussi apporter quelques changement à la CSG pour que la capital soit d'avantage taxé. Pour le président de l'ANSP, les Français doivent anticiper cette période de leur vie et il faut «mettre en place un système d'assurance».

Un amendement pour le maintien des allégements de charges

Laurent Hénart a aussi annoncé qu'il prévoyait de déposer un amendement pour le maintien des allègements de charges accordés aux emplois des services à la personne. L'abattement de 15 % sur les charges des salariés à domicile a permis «d'offrir une meilleure couverture sociale aux salariés du secteur». Dans le projet de loi de finances 2011, le gouvernement prévoit de supprimer l'abattement de 15 points sur les cotisations patronales de Sécurité sociale (retraites, indemnités journalières en cas de maladies...) pour les foyers qui déclarent leurs employés au salaire réel plutôt qu'au forfait.

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