Une France en miniature pour chercher des points d'accord

L'été qui s'achève a rappelé à tout le monde la réalité dans laquelle nous vivons désormais : des températures extrêmes, des ressources qui se raréfient, des arbitrages de plus en plus difficiles. Dans ce contexte, une question devient centrale : comment se mettre d'accord sur la manière d'avancer ?

C'est le pari, à contre-courant, de l'initiative « Un commun accord », annoncée mercredi 26 août par Jean-Marc Jancovici, ingénieur et président du Shift Project, avec le soutien de nombreuses personnalités de la société civile. Alors qu'une campagne électorale a plutôt tendance à souligner les désaccords, cette assemblée citoyenne veut démontrer que les Français peuvent encore trouver des terrains d'entente, en particulier sur les sujets qui engagent l'avenir du pays.

Concrètement, 150 citoyennes et citoyens seront tirés au sort par l'institut Toluna Harris Interactive, afin de constituer un panel représentatif de la diversité de la société française. Pendant six week-ends, de septembre 2026 à février 2027, ils s'informeront, auditionneront des experts, débattront et chercheront ensemble des points d'accord sur les grands dilemmes de l'époque. Parmi les intervenants annoncés : la climatologue Valérie Masson-Delmotte, l'économiste Selma Mahfouz, l'amiral Pascal Ausseur, le biologiste Marc-André Selosse ou encore l'économiste de l'énergie Patrice Geoffron. Les travaux se tiendront au Conservatoire national des arts et métiers, à Paris, à partir des 19 et 20 septembre.

En parallèle, une plateforme numérique ouverte à tous (uncommunaccord.fr) permet à chacun de suivre les travaux et de contribuer au débat. À l'issue du processus, l'assemblée rendra publiques ses conclusions, adressées à la société française et à l'ensemble des candidats.

30 000 soutiens en 24 heures : un record sur Ulule

La campagne de financement participatif adossée au projet a démarré le 26 août sur la plateforme Ulule. Sa particularité : elle ne cherche pas le montant en euros le plus élevé, mais le plus grand nombre de contributeurs. Chaque soutien se matérialise par un don à partir d'1 € symbolique, car c'est le nombre de Français mobilisés qui fera la légitimité de la démarche.

Le message a été entendu : en 24 heures, 30 000 personnes ont soutenu la campagne, ce qui a permis à « Un commun accord » de battre le record du nombre de contributeurs en une journée sur Ulule (le précédent record était de 6 400 contributeurs). Il y a 47 652 contributeurs au moment où nous rédigeons cet article. 

Une réponse à une attente démocratique réelle

Ce succès éclair n'est pas un hasard. Selon le Baromètre de la confiance politique du CEVIPOF (2026), seuls 22 % des Français déclarent avoir confiance dans la politique, tandis que 77 % se disent favorables à l'organisation de conventions citoyennes. « Un commun accord » propose une expérience démocratique inédite : la première assemblée citoyenne organisée en période électorale, non pour trancher à la place des candidats, mais pour nourrir le débat de manière constructive.

L'initiative est indépendante et non partisane : elle ne défend aucun candidat à l'élection présidentielle. Elle est soutenue par des personnalités issues d'horizons très différents, parmi lesquelles la présentatrice et ex-Miss France Laury Thilleman, le prix Nobel de physique Alain Aspect, la cheffe pâtissière Nina Métayer, le comédien et scénariste Thierry Lhermitte, la directrice générale de l'Institut Pasteur Yasmine Belkaïd, les vidéastes et humoristes McFly et Carlito, la journaliste scientifique Chloé Nabédian ou encore le général de l'armée de l'air et de l'espace Frédéric Chiffot.

Pourquoi Aladom, entreprise B Corp, soutient la démarche

Chez Aladom, cette manière de faire nous parle particulièrement. Depuis 2022, nous sommes une entreprise certifiée B Corp, un label international qui évalue de manière exigeante la performance sociale et environnementale d'une entreprise, sa gouvernance et sa transparence. En 2025, nous avons renouvelé cette certification en progressant de 89,3 à 95,9 points, signe que l'engagement se travaille dans la durée plutôt qu'il ne se décrète.

Être B Corp, pour nous, c'est assumer qu'une entreprise ne se résume pas à sa performance économique : elle a aussi une responsabilité vis-à-vis de ses collaborateurs, de ses utilisateurs, des professionnels du secteur et de la planète. C'est le sens de notre équipe interne « Save The World », qui propose et met en œuvre des mesures concrètes pour améliorer notre impact, de nos choix d'énergie à nos pratiques quotidiennes, et de notre travail d'humanisation des services à la personne, un secteur où les enjeux sociaux, le vieillissement de la population et les conditions de travail des intervenants sont au cœur du sujet.

Or ce sont exactement les terrains sur lesquels « Un commun accord » invite les citoyens à chercher des points d'entente : comment prendre soin les uns des autres dans un monde plus contraint, comment financer la solidarité, comment concilier transition écologique et justice sociale. Autant de questions qui ne se traiteront pas sans les premiers concernés.

Comment soutenir l'initiative

Soutenir « Un commun accord » prend moins d'une minute et coûte 1 €. Rendez-vous sur la campagne Ulule pour ajouter votre voix, et sur uncommunaccord.fr pour suivre les travaux de l'assemblée et contribuer au débat en ligne.

Chez Aladom, nous croyons qu'une société qui prend soin d'elle-même commence par des gens qui se parlent. C'est aussi pour cela que nous relayons cette initiative.