Réseaux sociaux : quels risques pour les adolescents ?

Les réseaux sociaux permettent aux jeunes de communiquer, de créer, de s’informer et de découvrir de nouveaux contenus. Mais leur utilisation peut également exposer les adolescents au cyberharcèlement, aux contenus violents ou inadaptés, à la désinformation et à une pression sociale importante.

Le ministère de la Santé rappelle notamment que les usages excessifs ou inadaptés des réseaux sociaux peuvent avoir des conséquences sur le sommeil, la santé mentale et le bien-être des jeunes.

Pour les parents, l’objectif n’est donc pas nécessairement de surveiller chaque conversation, mais d’instaurer un dialogue. Savoir quelles plateformes sont utilisées, avec qui l’adolescent échange et comment il réagit à ce qu’il voit en ligne permet de détecter plus facilement une situation problématique.

Le téléphone portable interdit au collège et au lycée en 2026

La rentrée 2026 marque une nouvelle étape dans l’encadrement du smartphone à l’école. Le ministère de l’Éducation nationale indique que l’utilisation du téléphone portable et des autres équipements de communication électronique est désormais interdite dans les écoles, collèges et lycées, pendant les activités d’enseignement.

Dans les collèges, le dispositif « Portable en pause » prévoit depuis 2025 des modalités permettant de mettre effectivement les téléphones à l’écart. À partir de 2026, le principe est étendu à l’ensemble de la scolarité, avec des exceptions pouvant être prévues par le règlement intérieur, notamment pour certains usages pédagogiques ou certaines situations particulières. Les élèves présentant un handicap ou un trouble de santé invalidant bénéficient également d’une exception prévue par la réglementation.

Cette évolution ne signifie toutefois pas que le numérique disparaît de l’école. Au contraire : l’Éducation nationale prévoit également de former les élèves à un usage raisonné des outils numériques et de sensibiliser les familles aux risques liés à une exposition excessive aux écrans. Aladom avait déjà consacré un article à l’interdiction du téléphone portable dans les écoles et collèges, en s’interrogeant sur les effets de cette « pause numérique » sur les élèves.

ChatGPT : un nouvel outil pour les devoirs

L’arrivée de l’intelligence artificielle générative ajoute une nouvelle question à l’équation. Un adolescent peut désormais demander à ChatGPT d’expliquer une notion de mathématiques, de corriger un texte, de trouver des idées pour un exposé ou de résumer un chapitre.

Utilisé intelligemment, l’outil peut donc devenir une aide pédagogique intéressante. Le problème apparaît lorsque l’IA fait entièrement le travail à la place de l’élève. Dans ce cas, l’adolescent obtient peut-être une bonne note, mais n’a pas nécessairement acquis les connaissances attendues.

L’enjeu est donc moins de savoir si un jeune utilise ChatGPT que comment il l’utilise. Demander à l’IA d’expliquer une notion ou de proposer des pistes n’a pas le même intérêt pédagogique que lui confier directement la rédaction d’un devoir à rendre.

Depuis août 2026, OpenAI propose par ailleurs un mode « ChatGPT pour ados », destiné aux utilisateurs mineurs. Selon Le Monde, le dispositif repose notamment sur une détection automatique de l’âge et des protections renforcées pour les moins de 18 ans. Des outils de contrôle parental permettent également aux parents de lier leur compte à celui de leur adolescent.

OpenAI met également à disposition des ressources destinées aux parents pour mieux comprendre et encadrer l'utilisation de ChatGPT par les adolescents.

Comment accompagner son adolescent dans ses usages numériques ?

Interdire ne suffit pas toujours. Les adolescents doivent aussi apprendre à devenir progressivement autonomes dans un environnement numérique qu’ils utiliseront probablement toute leur vie. Quelques règles simples peuvent aider :

  • définir des moments ou des espaces sans écran, notamment pendant les repas et avant le coucher ;

  • discuter régulièrement des réseaux sociaux et des contenus rencontrés en ligne ;

  • rappeler qu’une information trouvée sur Internet ou produite par une IA n’est pas nécessairement vraie ;

  • apprendre à protéger ses comptes et ses données personnelles ;

  • encourager l’adolescent à demander de l’aide lorsqu’une conversation, une publication ou une situation en ligne le met mal à l’aise.

L’objectif est de construire progressivement une véritable éducation au numérique, plutôt que de multiplier les interdictions sans explication.

Et lorsque les écrans prennent trop de place dans les devoirs ?

Le numérique peut aussi devenir un outil scolaire utile, à condition de rester au service des apprentissages. Lorsqu’un adolescent rencontre des difficultés, l’accompagnement humain reste particulièrement important.

Un professeur particulier peut par exemple aider à reprendre une notion, apprendre une méthode de travail ou préparer un examen sans laisser l’élève dépendre d'une réponse générée automatiquement. Aladom propose justement une rubrique dédiée au soutien scolaire, permettant aux familles de rechercher un accompagnement adapté aux besoins de leur enfant.

Le sujet s’inscrit plus largement dans une réflexion sur le temps consacré aux écrans. Aladom a notamment relayé une étude montrant que les jeunes Français passent beaucoup plus de temps devant les écrans que devant les livres. Plutôt que d'opposer systématiquement numérique et lecture, l'enjeu consiste à trouver un équilibre entre les différents usages.

Vers un numérique plus raisonné

Le smartphone, les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle ne vont pas disparaître du quotidien des adolescents. L’école peut encadrer leur utilisation, les parents peuvent poser des limites, mais les jeunes doivent surtout apprendre à les utiliser de manière responsable.

La rentrée 2026 illustre bien cette évolution : moins de téléphone pendant le temps scolaire, mais davantage d’éducation au numérique. L’objectif n’est pas de couper les adolescents du monde connecté, mais de leur donner les outils pour y évoluer avec davantage de recul.

Car savoir utiliser une technologie, ce n’est pas seulement savoir cliquer. C’est aussi savoir quand s’en passer, vérifier une information, protéger ses données, reconnaître une manipulation et comprendre les limites d’un outil comme ChatGPT.