Une progression constante malgré le ralentissement
Au cours du dernier trimestre 2025, le Salaire Mensuel de Base (SMB) de l'ensemble des salariés du secteur privé a progressé de 0,2 %. Sur l'ensemble de l'année, la hausse s'établit à 1,7 %.
Cette évolution est à comparer avec l'indice des prix à la consommation (hors tabac), qui n'a augmenté que de 0,7 % entre décembre 2024 et décembre 2025. En conséquence, une fois l'inflation déduite, le pouvoir d'achat du salaire mensuel de base affiche une progression nette de 1,0 % en euros constants sur un an.
Focus sur les métiers de proximité et du social
Pour les professionnels du secteur médico-social et des services, les indicateurs varient selon les structures :
- Secteur Tertiaire : Le SMB y a progressé de 1,7 % sur un an (+0,9 % en euros constants).
- Santé et Action Sociale : Dans les activités privées de santé humaine et d'hébergement médico-social, la hausse annuelle est plus modérée, s'établissant à 0,9 % à la fin décembre 2025.
- Ouvriers et Employés : Le salaire horaire de base (SHBOE), qui concerne une grande partie des intervenants de terrain, a augmenté de 1,6 % sur l'année. Son gain de pouvoir d'achat réel est de 0,8 %.
Voir aussi : offres d'emploi du soin et du services à domicile.
Ce qu'il faut retenir par catégorie professionnelle
La dynamique de revalorisation a profité à l'ensemble des échelons, bien que les cadres et professions intermédiaires affichent des hausses légèrement supérieures :
- Ouvriers : hausse annuelle nominale = + 1,7 %. Hausse en euros constants = + 0,9 %
- Employés : hausse annuelle nominale = + 1,5 % + 0,8 %. Hausse en euros constants = +0,8%
- Professions intermédiaires : hausse annuelle nominale =+ 1,9 %. Hausse en euros constants = + 1,1 %
- Cadres : hausse annuelle nominale = + 2,0 %. Hausse en euros constants = + 1,2 %
Il est important de noter que ces chiffres concernent le salaire brut de base, hors primes (comme la prime de partage de la valeur) et hors rémunérations des heures supplémentaires. Pour les bas salaires, la revalorisation du Smic a suivi une trajectoire proche, avec une hausse de 0,5 % liée à l'indice des prix spécifique aux ménages modestes.