Le taux de chômage devrait être à 7,6 % à la fin de l’année 2021, selon l’Insee. Il n’a jamais été aussi bas depuis 2008. Au total environ 500 000 créations nettes d’emplois salariés devraient être enregistrées cette année, notamment dans le secteur de l'action sociale, très dynamique.

Illustration de l'article Taux de chômage : l'Insee prévoit une baisse historique en 2021

Après le fort rebond de l’emploi en milieu d’année 2021, le taux de chômage devrait continuer de baisser. Il n’était plus qu’à 8 % au deuxième trimestre, et il devrait perdre encore près d’un demi-point, pour reculer un peu plus. Il devrait être à 7,6 % pour la fin de l’année, selon la note de conjoncture de l’Insee du 6 octobre.

Notons aussi que ce rebond depuis le début d'année est valable pour toutes les classes d'âge, en particulier les jeunes.

Le choc dissipé, la machine économique repart donc relativement vite : depuis le deuxième trimestre, l’emploi dépasse son niveau d’avant-crise, et cela devrait se poursuivre.

Selon l’Insee, « le scénario d’une poursuite de la reprise au second semestre se confirme », et l’« activité économique retrouverait globalement au quatrième trimestre son niveau d’avant la crise ».

Pour rappel, en 2020, 300 000 emplois avaient été perdus dans le contexte de la crise sanitaire. En tenant compte de l’emploi non salarié (qui connaît en repli modéré en 2021), l’emploi total (salarié et non salarié) augmenterait de 474 000 en 2021 (entre fin 2020 et fin 2021).

Une progression de l'activité liée à la consommation des ménages

L’Insee souligne aussi que le recours au chômage partiel devrait « quasiment disparaître » d’ici à la fin de l’année. Cet été, déjà, il avait fortement baissé. Il représentait moins de 1 % des heures travaillées en août (0,8 %), contre 4,7 % au deuxième trimestre.

Au second semestre, la progression de l’activité devrait être principalement tirée par la demande intérieure et notamment par la consommation des ménages, stimulée par la levée des restrictions au cours du printemps.

Cette dernière a aussi permis la progression d’une partie des services, avec quelques nuances cependant selon les activités.

Si certaines activités ont déjà dépassé leur niveau d’avant-crise, et progressent à présent « selon un rythme tendanciel » (c’est le cas de l’information communication et des services aux entreprises, en particulier), la situation reste dégradée dans d’autres secteurs comme l’hébergement-restauration, les services de loisirs et les services de transport.

 

Action sociale : une croissance forte de 3,5 %

Le secteur non-marchand privé comptabilise la quasi-totalité de l’emploi public avec 5,6 millions de salariés (principalement pour des services fournis gratuitement). Il recouvre aussi 2,6 millions de salariés du secteur privé. Ce secteur (hors salariés des particuliers employeurs) a été particulièrement dynamique : +4,1 % sur deux ans entre fin juin 2019 et fin juin 2021, soit +95 000 emplois. Il a notamment rebondi très vite après sa baisse au premier trimestre 2020 en raison de sa crise sanitaire.

Ceci est dû notamment à l’action sociale (avec ou sans hébergement), qui représente plus de la moitié du secteur tertiaire non-marchand privé.

Elle a connu une croissance de +3,5 %, soit 43 000 emplois en plus entre fin juin 2019 et fin juin 2021, contribuant au dynamisme de l’ensemble du secteur.

 Des créations d'emploi dans les crèches privées

L’emploi salarié pour l’accueil de jeunes enfants – crèches privées – est notamment en hausse marquée : +8,4 % soit 9 000 emplois en plus (même si cela recouvre en partie une substitution à la garde effectuée par des assistantes maternelles salariées par des particuliers employeurs, un phénomène qui remonte déjà à plusieurs années).

 Des créations d'emploi au niveau de l'aide à domicile

 Au niveau de l’aide à domicile (salariés du privé hors particuliers employeurs) on note une augmentation de 2,4 % entre le second trimestre 2019 et le second trimestre 2021, soit 6 000 emplois en plus.

Ce secteur reste en forte tension et recrute en permanence des aides aux personnes âgées ou handicapées, des auxiliaires de vie ou des aides-soignants dans toute la France. Aladom, le leader de la mise en relation entre particuliers et employeurs dans les services à la personne, permet de passer des annonces gratuitement

Des recrutements au niveau de l'hébergement social pour personnes en difficulté et des laboratoires d'analyse médicale 

Autres effets de la crise sanitaire, deux autres secteurs de l'action sociale ont été fortement impactés et créateurs d'emploi :

  • l’hébergement social pour les personnes en difficulté (+ 8,2 %) avec 7 000 emplois ;
  • et surtout celui  des laboratoires d’analyse médicale (+19,8 %) avec 9 000 emplois en plus.

Pour en savoir plus :  voir la note de conjoncture de l’Insee du 6 octobre 2021 : « Après l’épreuve, une reprise rapide, mais déjà sous tension », page 28.   

 

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