Alors que le nombre de jeunes en situation précaire bénéficiant de la Garantie jeunes a fortement augmenté ces derniers mois, Emmanuel Macron a annoncé récemment qu’il présenterait à la rentrée un Revenu d’engagement pour les jeunes sans emploi ou formation. Pour ceux en recherche d’emploi, l’aide à l’alternance est prolongée.

Illustration de l'article Jeunes précaires et en recherche d’emploi : quelles solutions à la rentrée ?

On avait pris l’habitude de parler d’une prochaine « Garantie jeunes universelle ». Mais la future mesure pour les jeunes de 16 à 25 ans sans emploi ni formation, qui devrait être annoncée à la rentrée de septembre, semble en passe de changer de nom. Emmanuel Macron a, en effet, préféré utiliser le terme « revenu d’engagement » pour l’évoquer, en juillet. Il a précisé qu’il serait fondé sur une logique de devoirs et de droits.

 Selon une étude de l’Insee de 2019, les jeunes sans emploi, ni études, ni formation, (parfois appelés « Neet » pour «neither in employment nor in education or training») et qui sont précaires, représentent 12,9 % des jeunes de 15-29 ans.

 La France compte un million de Neet de moins de 26 ans. Parmi eux, environ 750 000 sont très éloignés de l’emploi, selon le ministère du travail. 

 

À quoi s’attendre avec la nouvelle Garantie jeunes ?

Selon l’Elysée, ce nouveau dispositif reposera sur : 

  • un accompagnement individualisé grâce au plan 1 jeune 1 solution. 
  • un revenu pour tous les jeunes qui en ont besoin, sans attendre qu’ils se retrouvent exclus ;
  • un engagement du jeune (dans un parcours ou une activité), condition préalable à son versement.

 

Garantie jeunes : plus de 100 000 bénéficiaires en 2021

 

Le dernier tableau de suivi des prestations de solidarité de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), indique qu' à la fin du mois d' avril 2021, un peu plus de 110 000 jeunes bénéficiaient de la Garantie jeunes.

C’est une hausse très importante sur un an (+30,1 %). Jamais le nombre de bénéficiaires n’a été si élevé depuis que le dispositif a été généralisé à tout le territoire, en 2017.

Cela s’explique en partie par la quasi-interruption des entrées lors du premier confinement, en avril 2020. Mais c’est également trois fois plus qu’en avril 2019.

 

Garantie jeunes : comment elle fonctionne

  • La Garantie jeunes est une spécificité du parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie (PACEA), déployé par les missions locales.
  • Elle est ouverte aux jeunes qui ne sont pas en formation, et qui ne travaillent pas (sauf s’ils sont travailleurs handicapés).
  •  Pour chaque jeune, des objectifs et une évaluation sont fixés.
  •  Elle peut comporter des périodes de formation, des mises en situation en milieu professionnel, un accompagnement social et professionnel.
  •  Le contrat est signé pour une durée de 9 mois à 1 an.
  • Depuis un décret de mai, cette durée peut être prolongée dans la limite de 18 mois consécutifs de parcours.
  • Ce décret inclut aussi l’entrée dans la Garantie Jeunes de jeunes dont les ressources dépassent le plafond (en cas travail précaire par exemple), ou de jeunes rattachés au foyer fiscal de leurs parents.
  • Son montant actuel est de 497,50 euros.

 

Alternance pour les jeunes : plus de 2 millions de jeunes bénéficiaires du plan «1 jeune 1 solution »

 

En cette période de crise sanitaire, l'Etat a également souhaité aider des jeunes en moindre difficulté, et mieux insérés, à se former et à décrocher un emploi, grâce à d'autres mesures.

Lancé il y a un peu plus d’un an par le ministère du travail, de l’Emploi et de l’Insertion pour inciter les employeurs à embaucher des jeunes, le plan « Un jeune une solution » a connu un grand succès. En effet, plus de 2 millions de jeunes ont bénéficié de cette aide accordée aux employeurs qui recrutent des alternants (apprentis et jeunes en contrat de professionnalisation). L’aide aux employeurs qui recrutent en apprentissage a été prolongée jusqu’à la fin de l’année 2021.

Des solutions pour les jeunes dans les métiers de l’aide à la personne

 

Pour les jeunes en recherche d’un métier dans un secteur porteur, l’aide à la personne continue de manquer de bras. Il est possible de se former en alternance à bon nombre de métiers des établissements de soins, sociaux et médico-sociaux (comme infirmier, aide-soignant, auxiliaire de vie sociale ou AVS).

La quasi-totalité des structures (secteur privé, associatif, ou fonction publique hormis les établissements à caractère industriel ou commercial) peuvent accueillir un jeune en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. On peut donc être apprenti dans un EHPAD ou pour un centre communal d’action sociale (CCAS), par exemple, en alternance avec les cours.

Aladom.fr, le site référent de l'annonce dans le secteur de l'aide à la personne, propose en permanence des milliers d'offres d'emploi d'aide-soignante, d'auxiliaire de vie, ou d'assistante maternelle, entre autres. 

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