Enfin une bonne nouvelle au niveau du recrutement dans les écoles d'infirmières et d'aides-soignantes : de nouvelles places ont été créées dans les instituts de formation, et le nombre de candidats est en augmentation. Un point sur la situation pour cette rentrée 2021, et sur les mesures préconisées pour continuer sur cette lancée.

Illustration de l'article Instituts de formation d’infirmiers et d’aides-soignants : le nombre de places augmente à la rentrée

Et si c’était une lueur d’espoir pour les établissements de santé, y compris les EHPAD, les établissements médico-sociaux et les services d’aide à domicile qui peinent tant à recruter depuis des années ?  Dans le cadre du Ségur de la santé, voté il y a un an, et face à la pénurie de personnel soignant, le gouvernement a décidé de mettre en place de nouveaux moyens.

 Ceci passe par l’augmentation des capacités de formation sanitaires et sociales cette année.  Seront créées : 

  •  3 600 places en instituts de formation en soins infirmiers (IFSI)
  • 3 600 places en instituts de formation d'aides-soignants (IFAS)
  • 1 300 places d’accompagnant éducatif et sociale (AES) 

 

D’autres places verront le jour l’année prochaine. Au total, 12 600 places sont programmées jusqu’à 2022. Ce plan est financé par France Relance à hauteur de 200 millions d’euros.

Formation en école d'infirmier : une augmentation des candidats

 Autre raison de se féliciter, les candidats sont au rendez-vous. « Les remontées du terrain font état d'une hausse des vocations pour les métiers du soin », selon un article du site banquedesterritoires.fr

Cela aurait une double explication :

  • l'image des soignants durant la crise

"Les métiers de la santé ont vraiment été mis en avant en cette année de pandémie. On a applaudi les infirmières à nos fenêtres, ça a joué", estime Fabienne Groff, pour francebleu Alsace, la directrice de l'IFSI des hôpitaux universitaires de Strasbourg, interviewé pour francebleu Alsace. Dans la région, on note une augmentation de 13 % des demandes d’entrée en IFSI par rapport à 2020.

  •  la revalorisation de ces professions, y compris dans les EHPAD.

Les instituts de formation en soins infirmiers concentrent près de 9 % des vœux (8,7 %) sur Parcours sup,  restant la formation la plus demandée. Le diplôme d’ État (DE) d’infirmier continue de séduire de plus en plus de bacheliers : le nombre de vœux a augmenté de 13 % en un an.

 

Ecoles d’infirmiers un nombre de places qui varie selon les régions

Le nombre de nouvelles places en formations sanitaires et sociales varie selon les régions.

En Bretagne, le ministère de la Santé et le Conseil régional de Bretagne, financeur des formations sanitaires et sociales, les 14 IFSI formeront 250 infirmiers supplémentaires et les 24 IFAS, 600 aides-soignants en plus.

 En Nouvelle-Aquitaine, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de Relance 2021/2022, la Région a prévu, pour cette rentrée, 282 places supplémentaires en formation d’infirmiers, 368 en formation d’aides-soignants et 198 en formation d’AES.

En Bourgogne-Franche Comté, en septembre 2021, 131 places supplémentaires seront ouvertes dans les IFSI. Concernant les formations d’aides-soignants, près de 60 places de plus seront ouvertes en septembre 2021. Au total, ce sont plus de 1 500 futurs infirmiers et plus de 1 300 futurs aides-soignants qui entreront en formation en 2021 dans la région.

 Un parcours amélioré pour les candidats dans les formations sanitaires et sociales

 Au-delà de l’augmentation de places dans les instituts de formation, le Gouvernement et Régions de France veulent aussi améliorant l’orientation et les parcours des candidats à ces formations. Selon le gouvernement, il s’agira aussi de fluidifier les parcours, Cela implique :

  • des passerelles pour des accès directs en 2e année d’IFSI ;
  • des formations en soins infirmiers dans les universités ;
  • une organisation des stages simplifiée ;
  • la validation des acquis de l’expérience ;
  • la consolidation des dispositifs d’orientation vers les formations d’aides-soignants et d’accompagnants éducatifs et sociaux.

Plus d’apprentissage pour les métiers de soignants

 

Un effort spécifique sera consenti pour développer l’offre de formation en apprentissage, et plus largement en alternance. Interrogé dans le numéro de mars 2021 de geroscopie.fr Michel Laforcade, en charge depuis janvier d’une mission sur l'attractivité des métiers de l'autonomie (à la fois en Ehpad et à domicile), développe ce projet.

« Notre secteur est peu engagé dans cette voie, alors que depuis la loi de 2018, l'apprentissage s'est considérablement développé dans presque tous les autres secteurs, jusqu'aux masters et écoles d'ingénieurs. Nous devons aussi faciliter les parcours de formation, accompagner sur le long terme des salarié(e)s qui veulent progresser, devenir aide-soignant(e), puis infirmier(e). Le tutorat est une réponse, la validation des acquis par l'expérience (VAE) en est une autre. »

Une de ses préconisations pour augmenter le nombre de candidats aide-soignant(e)s dont plus de 50 % sont bacheliers serait la création d'un guichet unique sous forme de plate-forme pour rendre toutes les informations accessibles et réaliser son inscription.

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Ségur de la santé : 75 % des mesures réalisées ou en cours de déploiement

Pour rappel, les accords du Ségur de la santé ont été signés le 13 juillet 2020 avec une majorité d’organisations syndicales représentant, d’une part, les professions non-médicales (FO, CFDT, UNSA) et, d’autre part, les personnels médicaux de l’hôpital public (INPH, SNAM-HP, CMH) et la Fédération Hospitalière de France. Le 21 juillet, le ministre des Solidarités et de la Santé a pris 33 engagements issus des débats devant les membres du Comité Ségur. Aujourd’hui, selon le gouvernement, 75 % des mesures sont réalisées ou en cours de déploiement.

A présent, plus de 1,5 million de personnels des hôpitaux et des personnels des EHPAD  perçoivent au moins 183 euros nets de plus par mois. En parallèle, un vaste chantier de revalorisation des grilles est largement engagé (plus de 500 000 agents du secteur public concernés, ainsi que certains du secteur privé).

 

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