Alors que les fermetures d’écoles et que le nombre d’enfants identifiés comme cas-contact se multiplient, le gouvernement a annoncé, hier, que les parents devant s’arrêter de travailler pour garder leur enfant dans ces deux cas seront indemnisés.

Illustration de l'article COVID-19 : nouvelles indemnisations pour les parents qui doivent garder leurs enfants à domicile

Pour les parents devant rester à la maison pour garder leur enfant, l'Etat met en place de nouvelles mesures

La rentrée des classes ne date que d’une semaine que déjà, de plus en plus d’enfants se voient contraints de regagner le domicile familial. Parfois, dans le flou le plus total, sans que les parents n’y comprennent grand-chose, comme dans cette école de Toulouse où certaines classes viennent de fermer. Partout sur le territoire, les fermetures, soit de simples classes soit d’écoles entières se multiplient. Dans tous les cas, les enfants identifiés comme cas-contact de personnes infectées sont priés de retourner chez eux.

D’autres enfants ne peuvent aller à la crèche ou à l’école parce qu'ils sont suspectés d'être porteurs du Covid-19. Ils n'ont souvent qu'un simple rhume, mais dans le doute, ils ne peuvent fréquenter l'accueil en collectivité. Dans un article paru ce matin (réservé aux abonnés), Le Monde fait état de cabinets de médecins généralistes et de pédiatres « submergés de demandes de parents » depuis le début de cette semaine. Leurs enfants, présentent en effet des symptômes « caractéristiques d’une rhino-pharyngite bénigne, mais possiblement annonciateurs d’un Covid-19 ». Faire ou ne pas faire un certificat de non-contagion ? Même pour les médecins, la situation est compliquée. 

Garde d'enfant à domicile pour les cas de suspicion de Covid-19

Pour les parents, le casse-tête de la garde d’enfant à domicile  repart donc de plus belle, en ce mois de septembre 2020. C’est pourquoi le gouvernement n’a pas tardé à annoncer sa nouvelle mesure, hier, mercredi 9 septembre.  Afin que les parents qui doivent arrêter de travailler pour garder leur enfant (car ils sont dans l’impossibilité de télétravailler) puissent « bénéficier d’un niveau de rémunération garanti », un revenu de remplacement peut être mis en place « dès le premier jour de leur arrêt de travail, et au plus tard jusqu’à la fin de la période d’isolement ».

Selon le communiqué du ministère des Solidarités et de la Santé :

  •  Les salariés du secteur privé seront placés en situation d’activité partielle ;
  •  Les travailleurs indépendants et les contractuels de droit public bénéficieront d’indemnités journalières après avoir déposé leur déclaration sur la plateforme : declare.ameli.fr
  • Les fonctionnaires seront placés en autorisation spéciale d’absence (ASA). 

Cette indemnisation (limitée à un parent par foyer) est possible en cas d’incapacité de télétravail des deux parents et sur présentation d’un justificatif attestant soit de la fermeture de la classe, soit de la situation de cas-contact de l’enfant. Elle couvre les arrêts concernés à partir du 1er septembre 2020.

Le communiqué indique que cette indemnisation peut se faire « en raison de la fermeture de leur crèche, école ou collège, ou encore lorsque leurs enfants sont identifiés par l’Assurance Maladie comme étant cas-contact de personnes infectées ».

Classe fermée pour cause de Covid-19 comment trouver une baby-sitter en urgence

Il ne mentionne pas les cas d’enfants malades. Pour faire garder leur enfant parfois seulement enrhumé (sans en être sûr à 100 %), certains parents vont devoir improviser. Aladom.fr, site référent de l’aide à la personne dans toute la France, leur permet de passer une petite annonce pour trouver rapidement une nounou ou une baby-sitter. Le site leur permet aussi de consulter en ligne des petites annonces postées par des gardes d’enfants se déplaçant à domicile dans toute la France. Une solution pratique en cas d’urgence, et dans le cadre des dernières consignes sanitaires mises en place pour l'accueil des 0-3 ans.

Certaines familles peuvent aussi se regrouper pour faire garder plusieurs enfants par une même baby-sitter, en respectant les gestes barrière, en cette période de rebond de la pandémie de Coronavirus.

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Commentaires
10 sep. 2020

J'espère qu'un justificatif sera exigé avant de payer ce chômage !!!
Il faudrait donner le nom de l'établissement ou les enfants sont inscrits afin de vérifier si la demande est valable. Encore une fois il va y avoir de la fraude et c'est les gens honnêtes qui vont payer.
Il faut débusquer les fraudes !! C'est vital pour la survie de caisses de chômage.

10 sep. 2020

Nous sommes en droit de nous poser des questions... Sur 60000 écoles en France il y a une petite trentaine qui ont fermé, et on parle de garde d’enfants , de chômage partiel... la France est tombée bien bas grâce à une certaine frange de la population qui a tiré ce magnifique pays vers le bas !

10 sep. 2020

On va perdre un an pour l'éducation de nos enfants qui n'iront pas à l'école.
C'est bien d'aider les parents qui se trouvent momentanément sans personne pour s'occuper des enfants, mais il ne faut pas que la situation dure.
Il n'y a pas longtemps seule la mère de famille avait 3 mois de congé maternité et après il fallait assurer la garde des enfants (par la famille ou par une garde d'enfant).
C'est dingue que les aides tombent de partout : on dirait que l'argent tombe aussi du ciel .
Je connais une certaine catégorie qui va encore en faire les frais et qui ne va pas tarder à descendre dans la rue :(