Le Premier ministre, Édouard Philippe, et le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, ont présenté aujourd'hui 10 mesures pour réduire le coût du permis de conduire.

Illustration de l'article Le prix du permis de conduire devrait diminuer

10 mesures pour un permis de conduire moins cher

Le Premier ministre, Édouard Philippe, et le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, viennent de présenter le jeudi 2 mai 2019, 10 mesures visant à abaisser le coût du permis de conduire.

L'objectif fixé par le premier ministre est de "faire en sorte que le prix moyen du permis de conduire diminue sensiblement, de l'ordre de 30 %, sans évidemment diminuer la qualité de la formation qui est indispensable, compte tenu des enjeux de sécurité routière".

Voici les 10 mesures : 

  • Mesure 1 : Gratuité du code (formation et examen) pour les volontaires Service National Universel
  • Mesure 2 : Développer l’usage du simulateur de conduite dans la formation
  • Mesure 3 : Développer l’apprentissage de la conduite sur boîte automatique
  • Mesure 4 : Favoriser l’accès à la conduite supervisée
  • Mesure 5 : Développer l’accès à la conduite encadrée
  • Mesure 6 : Moderniser l’épreuve pratique
  • Mesure 7 : La mise en place d’une plateforme gouvernementale dédiée au choix de son auto-école
  • Mesure 8 : La création d’un livret de formation numérique pour suivre la progression du candidat
  • Mesure 9 : Abaisser l’âge de passage de l’examen dans le cadre de l’apprentissage anticipé de la conduite
  • Mesure 10 : Adapter les questions du code de la route aux publics et aux enjeux de sécurité routière

Réaction de l’interprofession aux annonces du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur

Les professionnels de l’éducation routière sont favorables à ces grands principes et aux cinq mesures détaillées par le Premier ministre, qui font écho pour certaines aux propositions de la profession. Par exemple le renforcement du recours au simulateur dans le cadre de la formation était mis en avant.

Les professionnels restent néanmoins vigilants sur les conséquences de cette réforme, qui pourrait engendrer une baisse de la qualité de la formation et une destruction du maillage territorial des auto-écoles, permettant une véritable proximité. Ils tiennent à alerter les pouvoirs publics sur les risques de certaines mesures, telles que la désintermédiation des inscriptions à l’examen, qui ne répondent pas à la problématique du délai de passage du permis de conduire.

Les professionnels tiennent à rappeler le rôle des auto écoles dans l’accompagnement des jeunes apprenants, rôle social auquel ne répondra pas un modèle fondé sur l’intervention d’indépendants et d’autoentrepreneurs.

Rappelons que le modèle des auto écoles, profession réglementée, est celui d'écoles de conduite agréées au niveau départemental, intégrées et facilement contrôlables, déployées sur l'ensemble du territoire national. Cet ancrage territorial est particulièrement précieux du fait du lien de proximité et de confiance qu'il permet d'entretenir avec les familles. Cette proximité et cette capacité de contrôle constituent une garantie de la qualité de l'enseignement délivré par les professionnels et l'assurance du respect des exigences en matière de sécurité routière.

Partenaire historique des pouvoirs publics dans le renforcement de la qualité et de l’accessibilité du permis de conduire, l’interprofession se veut porteuse de solutions s’agissant du financement de ce dernier. Il est en effet nécessaire d’accompagner les candidats dans leur démarches administratives.

L’interprofession se tient à la disposition des pouvoirs publics et des décideurs politiques pour poursuivre un dialogue ouvert et constructif en faveur d’une accessibilité au permis de conduire et d’une formation de qualité.

Les chiffres du permis 

48 millions de personnes disposent du permis de conduire en France. L’examen du permis de conduire est le premier examen de France en volume : en 2018, 1,6 million de candidats ont présenté l’épreuve théorique générale (le « code ») et 1,9 million de candidats se sont présentés à des épreuves pratiques (la « conduite »).

Parmi les besoins des jeunes, il y en a un qui revient souvent : c’est un besoin de mobilité et d’autonomie qui passe notamment par l’obtention du permis de conduire.

Premier examen en nombre de candidats, le permis est aussi une question de sécurité routière.

4% des accidents mortels impliquent des conducteurs sans permis. Des conducteurs qui ont parfois reculé devant :

  • le coût de l’examen, de l’ordre de 1 800 euros en moyenne ;
  • les délais pour obtenir une place à l’examen, qui dépassent parfois 60 jours
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