Digitalisation des services à la personne

Comme l'ensemble des secteurs économiques, le secteur des services à la personne n'échappe pas à la digitalisation. La FESP s'est mobilisé sur le sujet dès 2016 avec la publication de son premier livre blanc sur l'émergence du "domicile connecté" et des Services à la personne (Sap) en environnement numérique.

La Fédération du service aux particuliers (FESP) a été reçue au cabinet du Président de la République, le 19 mars 2019, pour exposer ses constats et propositions en la matière ou elle a rencontré, entre autres, Cédric O, devenu depuis Secrétaire d'État chargé du Numérique  à la suite de Mounir Mahjoubi.

Pour la FESP, le virage numérique dans les Sap et au domicile a besoin d'être maîtrisé, tant au regard de l'émergence de plateformes que de l'évolution de l'exécution des métiers au sein du domicile.

Maîtriser le virage numérique

La digitalisation des Services à la personne doit se faire sans remettre en cause les progrès structurants produits par les efforts des acteurs depuis plusieurs années :

  • montée en gamme qualitative des services,
  • professionnalisation des salariés,
  • protection sociale.

La fédération a rappelé que le secteur des Sap est un des tous premiers secteurs d'insertion dans l'emploi en France. Selon la FESP il ne faut pas que les plateformes échappent à toute forme de protection sociale des personnes qui vont travailler au domicile des clients.

Il est indispensable que les règles sociales et fiscales applicables au secteur doivent assurer l'équité entre les différentes formes d'exercice.

Le numérique comme levier de croissance

Au-delà des risques de concurrence déloyale dès lors que certaines plateformes ne seraient pas tenues d'assumer les obligations du droit du travail et du droit fiscal, la digitalisation du secteur économique des Sap représente aussi une opportunité de croissance pour les acteurs qui l'ont structuré en deux décennies d'efforts en qualité de service et en professionnalisation. Facteur d'économie de gestion, mais aussi de valeur ajoutée sur l'offre existante, les outils numériques permettent d'optimiser le rendement de l'activité.

La fédération a souligné également les innovations de nombreux réseaux adhérents en faveur du développement de l'offre auprès des séniors, en situation de perte d'autonomie ou non. Fortement engagée dans la silver économie, la FESP a présenté lors de la réunion les premiers résultats de ses partenariats, notamment avec Orléans Métropole, ou le CEA, ainsi qu'un bilan intermédiaire de son programme "Performance 2020" signé avec la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) d'équipement en télégestion de ses adhérents.

La harte "confiance et qualité" pour les plateformes

Rappelant que les Sap en environnement numérique ne pourront se développer sereinement qu'en sauvegardant la confiance des ménages dans la qualité du service, la fédération a présenté la charte "Confiance & Qualité" distinguant les plateformes respectueuses du cadre légal, social et fiscal, des autres. Cette charte a laquelle Aladom a adhéré, est portée par les plateformes adhérentes de la FESP. Elle permet aux ménages de ne pas les confondre avec les solutions socialement et fiscalement dégradées proposées par d'autres acteurs et préfigurant ce que les GAFAM annoncent pour demain.

La réunion s'est conclue avec la perspective d'approfondir la réflexion en vue de sauvegarder la capacité d'innovation et la qualité de services du secteur.

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