Dans les métiers du service à la personne, elle est rencontrée souvent au travers des soignants et des aidants.

Parfois, des actes de maltraitances sont infligés sans que les personnes à l’origine de ces derniers n’en soient pleinement conscientes.

La maltraitance en France :

En France, la maltraitance prend différentes formes définies par le Conseil de l’Europe telles que les violences psychologiques, les privations ou violations de droit, les négligences régulières et les violences sexuelles de tous types.

Quelques chiffres illustrent ces violences, sur 1030 individus majeurs interrogés, les statistiques évoquent que 68% de ces personnes ont eu connaissance d’actes de violences (source : Harris Interactive suite à une enquête web réalisée en 2017 )

Les signes qui doivent alerter, entres autres, sont :

  • Le silence ;
  • Les marques sur le corps ;
  • Un comportement effacé, absent.

Les sanctions

Les actes de maltraitances envers tout individu sont punis par le Code Pénal. Les peines comprennent de la prison ferme et des amendes. Par exemple, des actes de maltraitances commis sur un enfant mineur de moins de 15 ans, sont punis entre 5 et 20 ans de prison accompagnés d’amende allant de 75000 euros à 150 000 euros.

ATTENTION

Les individus qui auraient connaissance d’actes de maltraitance et ne les dénonceraient pas encourent aussi des sanctions pénales.

Une lutte au quotidien

Le principal élément de lutte contre la maltraitance est la communication qui prend différentes formes :

  • Informer et s’informer : le gouvernement a mis en place des mesures pour la protection de l’enfance et la HAUTE AUTORITE DE SANTE ( HAS) donne, sur son site, des conseils pour l’identifier. Nous trouvons aussi comme acteur de lutte comme la Directions régionales et départementales de la cohésion sociale (DRJSCS et DDCS-PP) concernant le secteur social et les Agences régionales de santé (ARS) chargées des secteurs sanitaire et médico-social ;
  • Recours auprès de la justice : en cas de maltraitance avérée, il ne faut pas hésiter à déposer une plainte auprès de la police ou de la gendarmerie ;
  • Contacter des associations : vous pouvez contacter des associations telles que ALMA PARIS qui lutte aux violences infligées aux adultes et le numéro d’urgence qui a été mis en place : le 3977 afin de dialoguer, témoigner d’actes malveillants envers autrui.

Dans les métiers de l’aide à la personne, les assistantes à domicile, les infirmiers et les aides-soignants, des gestes au quotidien sont à pratiquer afin d’éviter cette maltraitance.

Les aidants doivent aussi contrôler le travail des intervenants à domicile ou dans les hôpitaux.

Par ce double contrôle les aidants et professionnels peuvent lutter contre la maltraitance.

La lutte contre la maltraitance passe par la connaissance des actes de « bientraitance ».

A titre d’exemple, il a été mis en place le dispositif MOBIQUAL pour l’amélioration des conditions et pratiques de travail auprès des personnes âgées et en situation de dépendance.

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