Une concertation et un diagnostic partagé pour progresser. 

En octobre 2018, une concertation intitulée "Ensemble pour l’école inclusive" avait été lancée. Le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse Jean-Michel Blanquer, et la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel viennent de présenter les résultats de cette concertation qui s’est organisée autour de vingt-deux réunions, en lien étroit avec le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH).

Cette démarche a permis de collecter les attentes :

  • des parents d'enfants handicapés,
  • des associations de personnes en situation de handicap,
  • des gestionnaires d’établissement médico sociaux,
  • des professionnels de l’éducation,
  • des accompagnants,
  • des Fédérations de la branche de l’aide à domicile: ADESSA-DOMICILE, ADMR, FNAAFP/CSF, UNA
  • des organisations syndicales représentatives des enseignants,
  • des chefs d’établissement,
  • des personnels de direction de l’éducation nationale.

La concertation a mobilisé plus de 120 participants qui ont été écoutées par les directions d’administration centrale et les cabinets du ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse et du secrétariat d’Etat chargé des Personnes handicapées. Les groupes de travail ont ainsi auditionné des dispositifs innovants.

Lors du débat à l’Assemblée nationale du 31 janvier, le ministre de l’Education nationale a avancé des premières pistes pour faire progresser l’accueil et l’accompagnement des élèves. A partir de juillet 2019, les accompagnants ne seront plus recrutés en contrat aidés. Ils seront recrutés en CDD de trois ans, renouvelable une fois, ensuite transformé en CDI. Le statut des accompagnants devient pérenne et harmonisé sur tout le territoire. Ces accompagnants bénéficieront d’une formation continue de  60 heures par an.

D’autres propositions issues de cette large concertation seront toutes analysées par les ministères concernés pour en évaluer l’impact et définir leurs conditions de mises en œuvre.

Un plan d’action détaillant l’ensemble des mesures retenues sera présenté courant mars. Il permettra aussi de prendre en compte les contributions issues du Grand débat national.

3 priorités pour une école inclusive

Le diagnostic partagé de l’ensemble des partenaires de la concertation fait ressortir trois priorités d’approfondissement :

  • Renouer la confiance avec les familles. Un projet de parcours scolaire « simplifié », véritable contrat de confiance, doit permettre de garantir aux parents la reconnaissance et la prise en compte des besoins spécifiques des enfants, ainsi que la mobilisation plus rapide de réponses adaptées (adaptations pédagogiques, matériel adapté, aides humaines ou interventions médicosociales ou thérapeutiques, articulées avec le temps d’apprentissage). De manière complémentaire, les périodes de préparation des rentrées doivent permettre de renforcer l’écoute attentive des parents afin de résoudre rapidement les difficultés de scolarisation qui persisteraient. Par ailleurs, les projets d’établissements scolaires, les règlements intérieurs des établissements devraient prévoir les modalités de scolarisation des élèves en situation de handicap.
  • Soutenir les enseignants et, plus globalement, l’équipe éducative avec l’appui des professionnels du secteur médico-social. La réussite des parcours scolaires des élèves handicapés implique une coopération plus étroite de l’ensemble des professionnels de l’éducation nationale et médico-sociaux, qui doivent se mobiliser à tous les niveaux au service de la réussite des élèves. Elle reste encore complexe comme en ont témoignés les porteurs de projet auditionnés par les membres de la concertation. Cette coopération doit donc être renforcée et organisée à tous niveaux, jusque dans la classe. Au niveau régional, les conventions entre les autorités académiques et les Agences régionales pour la santé (ARS) devront fixer les principes et le cadre de la coopération des instances au service de la scolarisation de tous. Le déploiement des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL), qui favorisent la coordination des moyens à l’échelle de l’établissement, a suscité l’intérêt vigilant des participants à la concertation. Ils souhaitent être associés au suivi de leur déploiement  Ils ont souligné l’intérêt qu’il y aurait à élargir leur périmètre aux professionnels médico-sociaux.
  • Revaloriser le métier d’accompagnants et reconnaître leur place au sein de la communauté éducative. Les participants à la concertation ont souligné l’importance du rôle des accompagnants et la nécessité de valoriser ce métier améliorer leurs conditions de travail afin de permettre une pleine participation aux équipes éducatives et de suivi de la scolarisation, et des échanges fluides, tant avec les enseignants, que les familles, au service de la qualité des parcours.

Le détail des restitutions est disponible sur le site handicap.gouv.fr.

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