Que faire en cas d’arrêt cardiaque?

Face à un arrêt cardiaque, trois gestes suffisent :

  1. Appelez le numéro d’urgence si la personne ne respire plus ou si sa respiration semble anormale au 15 pour les urgences médicales en France, 112 pour les urgences dans l’Union européenne et 114 pour les personnes malentendantes (votre appel est alors réceptionné et orienté vers les autres numéros d’urgence)
  2. Démarrez immédiatement le massage cardiaque : appuyez fort et vite au milieu de la poitrine jusqu’à l’arrivée des secours (au moindre doute, n’hésitez pas : le massage cardiaque comporte peu de risque de complication sérieuse) : 120 compressions par minute, soit 2 par seconde.
  3. Si d’autres personnes sont présentes, demandez-leur si un défibrillateur automatique se trouve à proximité et si oui, d’aller le chercher (la loi autorise tout citoyen à les utiliser depuis mai 2007). Il vous suffit alors d’allumer cet appareil qui sert à rétablir un rythme cardiaque et à suivre les instructions qui sont fournies avec.

Agissez vite ! Lors d’une fibrillation ventriculaire, le cerveau souffre très rapidement : il n’est pas alimenté en oxygène car le sang ne circule plus. 1 minute gagnée, c’est 10% de chance de survie en plus.  Au-delà de 5 minutes d’arrêt du coeur, si on ne fait rien, les lésions cérébrales sont irréversibles, puis c’est la mort assurée.

Comment reconnaître un arrêt cardiaque ?

Une personne victime d’un arrêt cardiaque perd connaissance, tombe et ne réagit pas lorsqu’on lui parle ou essaie de la stimuler. Elle ne respire pas ou a des mouvements respiratoires inefficaces, lents et bruyants (on parle de “gasps”).

L’arrêt cardiaque a pu être précédé de :

  • douleur thoracique prolongée pouvant s’étendre jusqu’aux bras, d’une douleur d’oppression, de serrement voire d’écrasement les heures ou jours précédant si la cause est un infarctus du myocarde.
  • de palpitations ou d’un malaise général
  • parfois d’essoufflement, de nausées, de douleurs à l’estomac, etc pour les femmes.

Attention : L’arrêt cardiaque peut survenir sans signe avant-coureur.

Quelles sont les causes de l’arrêt cardiaque ?

Ces causes sont multiple. 90% des arrêts cardiaques chez l’adulte ont une cause cardio-vasculaire (comme l’infarctus du myocarde). Mais il peut aussi avoir des causes non-cardiaque et survenir à la suite d’une électrisation, hypothermie, insuffisance respiratoire aiguë, intoxication, noyade, overdose, etc.

Comment prévenir les rechutes ?

Une rechute est toujours possible. Afin de les éviter, la FFC recommande de :

  • Faire contrôler régulièrement son coeur par un cardiologue pour diagnostiquer au plus tôt les possibles récidives et traiter les éventuels troubles éventuels avant toute complication
  • Respecter les traitements prescrits par le médecin contre les facteurs de risque : diabète, obésité, cholestérol, hypertension artérielle
  • Adopter des comportements sains : ne pas fumer, éviter l’alcool, avoir une alimentation équilibrée et pratiquer une activité physique régulière (après avis de son médecin)
  • Encourager sa famille à se faire dépister : en cas d’antécédents familiaux de maladies cardiaques, une surveillance régulière s’impose
  • Adopter le tiercé gagnant pour votre cœur : 0-5-30. C’est-à-dire 0 cigarette, 5 fruits et légumes par jour et 30 minutes d’activité physique au quotidien

Comment se former ?

Toute personne peut s’initier aux gestes de la réanimation cardio-pulmonaire à partir de 10 ans (45 min à 1h suffisent pour apprendre les bons réflexes). Proposée à un coût réduit par des organismes de formation partout en France, l’initiation aux Premiers Secours (IPS) est une formation courte.

Avoir un diplôme tel que celui de la Prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC1) est par ailleurs souvent demandé lorsque l’on veut postuler pour certains postes (dans la garde d’enfants, par exemple). Suivre une telle formation augmentera donc vos chances que votre candidature soit retenue et vous permettra de sauver des vies.

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