Des violences constatées

Quelqu’un s’est-il demandé “Pourquoi mettre en place cette commission ?” ? Si oui, ils sont peu. On entend en effet assez régulièrement parler de personnes âgées ou handicapées maltraitées au sein de leur domicile ou de l’établissement où ils résident. Bien sûr, des actions ont été mis en place pour lutter contre cette maltraitance :

  • Un numéro vert, le 3977 (appel gratuit), a été mis en place en 2008 et permet de signaler les cas de maltraitance.
  • Une journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées est instaurée le 15 juin

Mais est-ce suffisant ? De toute évidence non ! En effet, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’une personne âgée sur six dans le monde est victime de maltraitance sous une forme ou une autre. Selon des études menées dans 28 pays de différentes régions, près de 16% des personnes de 60 ans et plus auraient déjà été victimes :

  • de sévices psychologiques (11,6%)
  • de maltraitance financière (6,8%)
  • de négligence (4,2%)
  • de maltraitance physique (2,6%)
  • d’abus sexuels (0,9%)

Pour de nombreux acteurs, cette violence se fait surtout au domicile de ces personnes. La Fédésap, par l’intermédiaire de sa représentante au HCFEA, nuance cette affirmation. En effet, cette violence est selon elle plus facilement repérée et prise en compte à domicile qu’en établissement (les personnes auraient un meilleur accès au numéro vert).

Les objectifs de la commission

La commission de promotion de la bientraitance et de lutte contre la maltraitance des personnes vulnérables se fera conjointement entre le Haut conseil de la de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) et le Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH). Elle aura plusieurs objectifs :

  • Un de ces premiers objectifs sera d’établir un bilan des connaissances et des dispositifs existants.

Pour Céline MARTIN, représentante de la Fédésap (qui y sera activement représentée), vice-présidente déléguée en charge du handicap et membre du HCFEA, cette commission permanente est une opportunité pour les SAAD qui pourront faire valoir l’ensemble des initiatives de repérage qui ont déjà été mises en oeuvre à domicile sur toutes les situations de maltraitance. Les acteurs du domicile pourront également proposer des démarches pour aider ces personnes et les professionnels de l’accompagnement du grand âge et du handicap.

  • Prévue par la loi ASV, elle devrait permettre d’améliorer la connaissance de ce phénomène souvent tabou et faciliter le repérage, le signalement et le traitement de situations de maltraitance.
  • Elle promouvra la bientraitance et l’accompagnement des professionnels dans le quotidien.
  • Elle veillera à promouvoir la pleine représentation des personnes concernées.
  • Elle proposera une définition commune de la bientraitance et les moyens et mesures à mettre en place.

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