Les SAP en chiffre

26 : L’appellation SAP réunit l’ensemble des services pouvant être effectués au domicile des particuliers. Nombreux, ils peuvent être classés en 26 catégories distinctes (travaux ménagers, garde d’enfants, aide à la personne, cours à domicile, etc).

20 milliards : Les SAP représentent aujourd’hui un chiffre d’affaire de plus de 20 milliards d’euros. 

1,4 million : En 2014, les SAP représentaient plus d’1,4 million de professionnels pour un nombre d’organismes toujours plus élevé (34 902 au 1er juillet 2016 dont 78 % d’entreprises ou micro-entreprises).

2,7 millions : C’est le nombre de Français qui ont bénéficié des SAP en 2014.

2 millions : C’est le nombre de particuliers qui ont employés directement des intervenant à domicile.

880 millions : Les salariés à domicile et les organismes de services à la personne ont réalisés près de 880 millions d’heures de prestations en 2014.

579 000 : Selon France Stratégies et la Dares, il y aurait 579 000 postes à pourvoir en France d’ici 2022.

Un secteur qui recrute difficilement 

Un secteur en pleine croissance

Le vieillissement de la population, les changements d’habitudes des Français observés ces dernières années (les femmes ont aujourd’hui de véritables carrières professionnelles, les seniors souhaitent de plus en plus être maintenus à domicile, etc) et la mise en place de politiques publiques (comme la réduction fiscale ou le crédit d’impôt) ont fait du secteur des services à domicile un secteur en pleine expansion. 114 organismes de SAP ont ainsi été créés dans le Doubs entre 2008 et 2014.

En 2014, les acteurs des services à la personne et les salariés à domicile ont réalisés près de 880 millions d’heures de prestations. Et si le nombre d'heures des organismes a baissé ces dernières années, celui des entreprises est passé de 2,7 millions d’heures en 2010 à 3,827 millions d’heures en 2015 (soit une croissance de 41%).

De nouveaux réseaux de services à domicile voient le jour chaque année et constituent progressivement leur maillage géographique (pour certains d’entre eux à l’échelle nationale) tout en se façonnant une image de marque auprès du public.   Aujourd’hui, le chiffre d’affaire des SAP dépasse les 20 milliards d’euros. 

Des métiers mal perçus

Bien qu’en plein essor, le secteur des services à domicile peine à recruter. Il propose pourtant des contrats en CDI et de nombreuses offres de travail où il n’est pas nécessaire d’avoir des diplômes. Cette difficulté à recruter vient du fait que les métiers de ce secteur d’activité présentent de nombreuses contraintes qui repoussent les potentiels postulants.

Le cumul de contrats à temps partiels

Du fait même des particularités de ce secteur, les sociétés et les particuliers-employeurs proposent le plus souvent des contrats à temps partiels que l’employé(e) va donc souvent cumuler. Mais bien que cela puisse représenter une contrainte, ces petits contrats peuvent également être une solution pour les personnes en recherche d’un complément de salaire ou d’un emploi au planning adaptable (comme les étudiants).

La pénibilité du travail

Les employés ont souvent un horaire de travail présentant une grande amplitude, doivent faire face à des insultes ou comportements violents tout en exerçant des tâches difficiles psychiquement ou physiquement. Le secteur des services à la personne est devant celui des BTP le plus accidentogène. Avec 96 accidents pour 1 000 salariés en 2016 (soit une augmentation de 2% par rapport à 2015), il présentait un taux d’accidents du travail trois fois supérieur à celui de la moyenne nationale.

Une image péjorative

Travailler dans les secteurs des services est souvent mal perçu. Beaucoup considèrent à tort que “tout le monde peut le faire” et “qu’il ne faut pas avoir fait une grande école pour savoir passer le balais”.

Des salaires peu élevés

Les employés restent faiblement rémunérés, notamment dans les organismes prestataires. Par exemple, en région Centre-Val de Loire, le salaire horaire médian pour les activités des services à la personne est de 11,6 € brut de l’heure (niveau semblable au niveau national) quant celui de l’ensemble des employés de la région est de 12,5 €. 

Avec un salaire net de 12,1 € de l’heure, ce sont donc bien les salariés employés par des particuliers-employeurs qui sont le mieux rémunérés. Ils ont en revanche un plus faible volume d’heures au total et peuvent être confrontés à une différence salariale selon leur département (le salaire horaire médian est plus élevé d’un euro en Eure-et-Loir et dans le Loiret que dans l’Indre), leur âge (même si le salaire horaire médian brut progresse peu avec l’âge des salariés) ou leur sexe (du fait qu’ils effectuent des travaux souvent plus qualifiés, celui des hommes est supérieur d’1,6 € à celui des femmes). 

Malgré tout, en raison de cette différence de volume horaire, les salaires médians n’atteignent que 3 960 € par an pour les activités chez les particuliers employeurs et 8 820 € pour les postes rémunérés par des organismes prestataires tandis que celui que l’employé(e) d’un organisme public est de 15 880 €. Les organismes peuvent donc proposer des salaires horaires moins élevés que pour l’emploi direct mais ils peuvent proposer un nombre d’heures plus élevé (ils sont en mesure de trouver plus de clients) permettant au final aux employé(e)s de percevoir  une meilleure rémunération mensuelle.

L’hétérogénéité des salaires est donc liée aux activités exercées mais aussi aux grilles de rémunération définies dans les conventions collectives (qui définissent également le temps de travail). Ainsi, seuls les organismes prestataires rémunèrent, en plus des congés payés, des heures non passées auprès des usagers (certains trajets entre deux interventions, des réunions, formations, etc).

La concurrence du travail non-déclaré

Selon Marie-Béatrice LEVAUX, la présidente de la Fédération des particuliers employeurs de France (FEPEM), le travail “au noir” est le “principal concurrent”. Il arrive en effet que certains demandeurs d’emploi préfèrent ne pas déclarer les heures réalisées pour ne pas perdre leurs droits, en particulier quand il s’agit de prestations ponctuelles. Les tarifs des services à domicile peuvent également sembler onéreux aux particuliers qui se tournent alors vers ce marché illégal … souvent à leurs dépends !

Afin de lutter contre ce marché, les pouvoirs publics ont adopté des politiques telles que la mise en place du crédit d’impôt et l’exonération de certaines charges pour les plus de 70 ans. Ces dernières diminuent ainsi le coût horaire de l’employé(e), le rendant souvent plus intéressant pour les particuliers-employeurs tout en leur permettant d’être assurés et de rester dans la légalité.

Mieux recruter

Etant confronté à des grosses difficultés de recrutement, le secteur des services à la personne fait donc l’objet d’un grand turn-over. Afin d’éviter cela, le gouvernement conseille aux prestataires :

  • d’informer les salariés sur les réalités et les exigences de l’emploi avant de les embaucher
  • de procéder à la sécurisation de la prise de fonction et de construire avec l’employé(e) un véritable parcours professionnel en leur proposant par exemple des formations.

 

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