Réforme de la formation professionnelle

#FormPro c'est le code de la réforme de la formation professionnelle. Le 7 février 2018, Christophe Castaner, Délégué général de La République En Marche lance la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage dans le cadre de la transformation de notre modèle social.

Aujourd'hui, 34 milliards d’euros sont dépensés tous les ans dans la formation professionnelle, mais le système est considéré comme “inaccessible”, "illisible” et “injuste”. Le gouvernement a mené une consultation au mois de janvier 2018 auprès de 23 525 contributrices et contributeurs.

Il est aussi essentiel que ces constats soient pris en compte par le Gouvernement, les partenaires sociaux, tous les acteurs de la formation. Il y a urgence à réformer la formation professionnelle.

Des négociations compliquées

En janvier, les négociations se sont interrompues deux semaines car le Medef et la CPME avaient décidé de suspendre leur participation si l'accord conclu entre le gouvernement et les régions sur la réforme de l'apprentissage, n'était pas «clarifié ».

Le patronat est finalement revenu à la table des discussions début février et si un accord est otenu, il pourrait déboucher sur une future loi qui pourrait être déposée au printemps 2018 au Parlement.

Ce qui va changer pour la formation professionnelle

Le nombre d'heures de formation annuelles est passé de 50 à 25 heures par an et le système actuel est injuste :

  • On a 2 fois plus de chances d'accéder à la formation quand on travaille pour une grande entreprise.
  • 2/3 des cadres ont accès à la formation contre 1/3 pour les ouvriers.
  • ceux qui ont le plus de besoins n'ont pas accès à la formation.

Voici les annonces faites par le gouvernement :

  • permettre à chacun de s'inscrire à la formation choisie
  • améliorer l'information sur la formation
  • donner une part de son droit à la formation a quelqu'un qui en a besoin
  • valoriser les formations en points plutôt qu'en heures : permettre plus d'heures aux formation moins coûteuse comme l'alphabétisation
  • évaluer les formations pour plus de transparence
  • former dans des secteurs qui ont des débouchés pour cibler sur les emplois disponibles
  • avoir des droits réels et pas des droits formels
  • prendre en compte la mise en situation professionnelle
  • prendre en compte les difficultés sociales
  • donner accès aux formations en ligne, ce qui peut permettre d'accéder aux formations de n'importe où sans avoir à s'absenter longuement

Il y a 1000€ par actif mobilisés pour la formation par an. 60% des français ne connaissent pas leurs droits à la formation.

Développer l'apprentissage

Aujourd'hui l'apprentissage est dévalorisé alors que 70% des apprentis ont trouvé un emploi 7 mois après leur apprentissage.

Les jeunes sont souvent incités à ne pas aller vers l'apprentissage. Seuls 7% des français passent par l'apprentissage.

7 pistes ont été présentées : 

  • simplifier et harmoniser, unifier les aides à l'apprentissage (exonération, aide des régions ou des départements...)
  • réduire les effets de seuil (âge, nombre de salariés...)
  • dématérialiser la signature des contrats
  • revoir les salaires des apprentis en fonction de la qualification plutôt que de l'âge
  • améliorer l'accueil des apprentis dans les entreprises et valoriser les maîtres d'apprentissage
  • améliorer l'articulation entre les enseignements théoriques et la pratique
  • renforcer l'information sur les filières d'apprentissage

Une autre proposition est de développer le programme Erasmus+ pour que les apprentis puissent bénéficier des mêmes expériences européennes que les autres étudiants. Cette proposition ets soutenu à 89% par les personnes interrogées.

Commentaires

Il n'y a pas de commentaires pour le moment