Vers la fin des 35 heures?

François Hollande a estimé qu'il fallait "redéfinir notre modèle économique et social" et souhaite "plus de liberté pour l'entreprise pour investir, innover, créer des emplois ; mais aussi plus de liberté pour le salarié pour choisir son métier, sa formation, la conduite de sa vie professionnelle". 

Les mesures annoncées : 

  • prime immédiate de 2000 euros par an pour toute embauche en CDI ou en CDD de plus de six mois de salariés payés jusqu'à 1,3 fois le smic. Ce dispositif est effectif dès aujourd'hui pour une durée de 2 ans minimum.
  • réforme du code du travail, qui accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail, par les accords d'entreprise, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, mais sans toucher à la durée légale de trente-cinq heures. Robert Badinter remettra les conclusions fin janvier d'une commission chargée de simplifier le droit du travail. Les accords d'entreprises pourront "fixer les modalités d'organisation du temps de travail, sans remettre en cause la durée légale, en permettant par exemple de fixer le taux de majoration ou le nombre d'heures supplémentaires, ou de moduler davantage le temps de travail au-delà même de l'année".
  • un plan de formation de cinq cent mille chômeurs avec une enveloppe d'un milliard d'euros.
  • les indemnités prud'homales dues en cas de licenciement abusif seront bien plafonnées. Le barème ne dépendra plus de la taille de l'entreprise - ce qui avait valu au premier projet une censure du Conseil constitutionnel - mais de la seule ancienneté du salarié.
  • faciliter la création d'entreprise avec un nouveau régime. François Hollande a cité Emmanuel Macron en précisant que certains français ont plus de facilités à trouver des clients que des employeurs.
  • Le crédit impôt recherche (CIR) sera «pérennisé dans ses formes actuelles» et le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) sera transformé en «baisse définitive de charges sociales».

Un financement par des économies budgétaires

Les mesures du plan d'urgence pour l'emploi ont été chiffrées par François Hollande à "plus de 2 milliards d'euros". Il a promis que ces deux milliards d'euros seront financés sans prélèvement supplémentaire par des économies budgétaires. 

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