Uber et Lyft devant la justice

La société Homejoy a déjà fait l'objet d'attaque en justice de la part de certains intervenants free-lance. 

Les sites proposant des services à la demande réalisés par des indépendants sont dans la tourment. En Californie, dans les prochaines semaines, une bataille juridique s'annonce difficile pour les deux sociétés de véhicules de tourisme avec chauffeur Uber et Lyft. Plusieurs conducteurs veulent être considérés comme de véritables employés et non plus comme des travailleurs indépendants. En mars les juges ont statué que ce sera à un jury de trancher.

L'action en justice a pour objectif de faire valoir les droits des conducteurs de Lyft et Uber comme la prise en compte des heures supplémentaires, les indemnisations ainsi que la sécurité sociale, des droits dont ils ne disposent pas pour l'instant. 

Actuellement, le procès s'intéresse uniquement aux conducteurs travaillant en Californie, mais la conclusion de celui-ci pourrait avoir des conséquences dans tous les États-unis... et au-delà.

La liberté et la flexibilité des startups comme Uber et Lyft attire la plupart des conducteurs. Mais ils doivent cependant payer leur carburant, les frais d'entretien de leur véhicule ainsi que d'autres frais engendrés par leur activté. 

Quels impacts pour les services à la demande?

Si Uber et Lyft perdent ce procès, qu'adviendra-t-il des autres startups qui proposent des services «à la demande» : 

  • Homejoy ou Helpling qui permettent de faire appel à quelqu'un pour nettoyer votre maison,
  • Postmates qui permet de se faire livrer son repas,
  • TaskRabbit qui permet de faire réaliser une multitude de tâches (certains utilisent même TaskRabbit pour gérer leurs profils sur des sites de rencontre afin de décrocher des rendez-vous).
  • Mowdo qui permet de chercher quelqu'un pour tondre sa pelouse immédiatement
  • Eaze, disponible en Californie uniquement, qui permet de se faire livrer de la marijuana à usage thérapeutique directement chez soi.

Les applications « à la demande » s'adaptent aux besoins immédiats des consommateurs. Est-ce que ces sociétés vont continuer à se développer si les entreprises doivent embaucher des employés au lieu de faire travailler des indépendants ?

Selon Shelby Clark, directrice générale de Peers, une organisation de membres qui compte environ 250 000 entrepreneurs indépendants pour les entreprises à la demande, "Beaucoup de gens se sentent vraiment libres grâce aux revenus qu'ils gagnent et à la flexibilité des horaires. Dans le même temps, travailler dans l'économie de partage peut donner un sentiment d'isolement et s'avérer quelque peu déroutant."

Une personne qui travaille de nuit en tant que conducteur chez Uber est probablement très heureuse d'être entrepreneur indépendant et de travailler quand elle souhaite. Mais celui qui choisi de faire ceci à plein temps aura à supporter des coûts d'entretien de son qui seront probablement plus élevé que prévu.

A notre connaissance, il n'y a pas eu en France d'attaques en justice des société Uber ou Helpling qui utilisent le statut d'auto-entrepreneurs.

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