Après une baisse de 3% du nombre de particuliers-employeurs au premier trimestre 2013, une baisse de 7% des salaires par rapport à l'année précédente et un nombre d'heures déclarées en recul de 8% (soit 10 millions d'heures), les services à domicile ont connu une embellie au deuxième trimestre. 

Un frémissement plutôt qu'un rebond

Les chiffres de l'Acoss, organisme collecteur des cotisations de Sécurité sociale, font état d'une augmentation du taux du salaire horaire moyen de +0,7%. Le nombre d'employeurs a quant à lui augmenté de +0,2%, tandis que le volume horaire moyen déclaré par employeur stagne à -0,1%. 

Malgré tout, sur un an, la masse salariale nette est restée en fort repli et ce pour le cinquième trimestre consécutif. Pour l'Acoss, les indicateurs sont sables ou en légère hausse sur un trimestre. Ce constat s'applique pour l'aide-ménagère, la garde de malade, l'aide aux personnes âgées, le soutien scolaire et la garde d'enfants à domicile. 

Sur un an, les indicateurs restent dans le rouge

Malheureusement, rapportés à une année complète, ces indicateurs continuent à baisser. Le nombre de particuliers employeurs d'une garde d'enfants à domicile a reculé de -1,2%, au même rythme qu'au premier trimestre. Dans le même temps, les assistantes maternelles ont déclaré un volume d'heures en augmentation de 1,8%. 

La Fédération des particuliers employeurs (FEPEM) n'est pas optimiste... Elle estime à 30 000 le nombre des emplois équivalents temps plein qui ont été perdus depuis la réforme des avantages fiscaux liés aux emplois à domicile : suppression de l'abattement de 15 points sur les cotisations sociales pour les employés déclarés au salaire réel (janvier 2011), puis suppression de la déclaration au forfait (janvier 2013). 

Selon la Fédération, ces mesures cumulées ont généré une augmentation de 12% du coût de l'emploi pour les particuliers employeurs. Afin de limiter ces effets négatifs, la FEPEM a obtenu l'introduction d'un abattement forfaitaire de 0,75 euro par heure de travail. Elle milite désormais pour un doublement de cet abattement à 1,50 euros.

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