Les chiffres du chômage sont mauvais. Et pourtant, alors que les médias diffusaient l'information des 3 millions de chômeurs en France, tous mettaient l'accent sur les secteurs qui se développent et recrutent, envers et contre l'avis de tempête. Au nombre de ces secteurs « épargnés », les services à la personne.

Des besoins qui ne cessent d'augmenter

L'atout majeur qui permet aux services à la personne de résister, c'est indéniablement l'impossibilité de les délocaliser et pour cause. Ensuite, le secteur est aidé fiscalement, ce qui contribue à sa bonne santé et enfin, les besoins en la matière ne cessent de croître. 

Véronique Deprez-Boudier, chef du département Travail-Emploi au centre d'analyse stratégique (CAS), s'est exprimée sur le sujet dans les colonnes du Nouvel Obs. Selon elle, « des secteurs ont continué à créer de l'emploi, en général ceux où l'on ne peut pas externaliser. » 

Des emplois créés

Le CAS estime que les services aux entreprises et services aux personnes sont les secteurs les plus prometteurs de notre économie avec respectivement 230.000 et 170.000 nouveaux emplois attendus d'ici 2016. Rien que sur Alaodm, on trouve à ce jour plus de 5000 offres...

Mieux encore en ce qui concerne les services à la personne qui nous sont chers, toujours selon Mme Deprez-Boudier, d'ici à 2030, ce secteur sera celui « où l'on aura la création la plus forte, tirée par les nouveaux besoins de la population, liés notamment à son vieillissement » et d'annoncer un solde qui fait envie de 660 à 825.000 emplois en perspective. 

De son côté, le directeur général de la Fédération du service aux particuliers (FESP), Olivir Peraldi insiste sur la nécessité de stabiliser le cadre fiscal particulier des services à la personne. Il réaffirme également au Nouvel Obs le besoin qu'a ce secteur d'activité de continuer à se professionnaliser avec « la création de filières de formation, en alternance notamment, pour valoriser ces métiers et leurs compétences ».

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