Le gouvernement souhaite créer 150 000 contrats d'avenir d'ici fin 2014 

Ces contrats s'adressent à des jeunes de moins de 25 ans très éloignés de l'emploi, ayant poursuivi leurs études jusqu'à un premier niveau de qualification, voire jusqu'au baccalauréat, dans certaines zones particulièrement difficiles (zones urbaines sensibles ou zones d'emploi où le chômage des jeunes est supérieur à la moyenne nationale). 

Ces emplois d'avenir seront des CDI ou des CDD de trois ans (ou encore d'un an renouvelable jusqu'à trois ans) à temps plein. L'accompagnement sera essentiel, au-delà de la seule formation. L'aide de l'Etat s'élèvera en conséquence à 75 % de la rémunération brute au niveau du Smic pour les employeurs du secteur non marchand (et 35% pour ceux du secteur marchand). 

Le secteur des services à la personne pourrait être éligible

Côté employeurs, le dispositif cible principalement les employeurs du secteur non marchand : les associations, les organismes à but non lucratif de l'économie sociale et solidaire et les collectivités territoriales sont prioritairement concernés. Certaines entreprises privées pourront toutefois être éligibles, « par exception », et « sur la base de projets innovants » et dans des secteurs d'activité susceptibles d'offrir des perspectives de recrutement durables comme l'aide à la personne. 

Par ailleurs, l'Etat souhaite mettre en place des contrats de génération, qui pourront bénéficier « à l'ensemble de l'économie et aux jeunes et moins jeunes ». L'idée est d'inciter les entreprises, par le biais d'une aide financière, à recruter des jeunes et à les former en recourant à leurs salariés seniors. 

Des contrats de génération pour la transmission de l'expérience entre jeunes et anciens

“D'ici à 2020, plus de 5 millions de salariés aujourd'hui en poste seront partis en retraite, et inversement, près de 6 millions de jeunes auront fait leur entrée dans la vie active.” Gérer ces mouvements en assurant un “passage de relais” entre les deux générations par le “contrat de génération”, tel est l'enjeu. 

Ce contrat serait mis en place par accord ou plan d'action sur l'emploi des seniors dans les entreprises de 300 salariés et plus, validé par l'Administration. A défaut, une pénalité de 1% serait à leur charge. 

Les entreprises de moins de 300 salariés pourraient signer directement un contrat de génération et bénéficier d'une aide de l'Etat ou signer un accord, selon qu'elles sont ou non dotées d'IRP (Institutions Représentatives du Personnel). 

L'emploi dopé par des contrats d'avenir et de génération, c'est pour la FEDESAP, dans le secteur des SAP, l'avenir des générations. 

On comptait 500 entreprises sur les quelques 6 000 opérateurs de ce secteur en 2005. La « loi Borloo » a permis un fort développement puisque les entreprises représentent plus de 50% des plus de 28 500 OASP (Organisme Agréé de Services à la Personne) recensées par le fichier NOVA de l'ANSP (Agence Nationale des Services à la Personne) et que la création d'emplois a progressé, en dépit de la crise avec un secteur qui désormais pèse 1,1% du PIB et un potentiel de développement non négligeable dans un contexte économique atone.

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