Dans un article publié le 8 juin dernier, nous rapportions les conclusions d'une étude commanditée par la Fédération du service aux particuliers (FESP) et réalisée par le cabinet Olivier Wyman ayant pour objet d'analyser le bilan financier du secteur des services à la personne. Cette étude faisait ressortir que le solde entre le supposé coût des niches fiscales et le bénéfice rapporté à la collectivité serait positif à hauteur de 2,6 milliards d'euros. 

Une étude du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC) publiée en fin d'année 2011 s'est quant à elle penchée sur l'évolution de l'emploi dans les services à la personne. Son bilan est également positif, le secteur recrute. 

Qui a recruté, qui recrute et qui recrutera

Depuis le début des années 90, la création d'emplois dans le secteur des services à la personne a été continue et elle s'est accélérée avec la mise en place des plans de soutien au secteur. En 20 ans, ce sont plus de 500.000 emplois qui ont été créés, l'aide-ménagère pour les personnes âgées et handicapés étant le poste qui se développe le plus (180 000 emplois supplémentaires). 

Autre point positif, malgré la crise ressentie à partir de 2007, les intentions de recrutement perdurent et avec elles, les difficultés pour recruter. La question se pose donc, à juste titre, de l'opportunité que pourrait représenter les métiers des services à la personne pour les demandeurs d'emplois. 

Or plusieurs constats s'imposent qui font état du peu d'attractivité que présentent les métiers du secteur, à savoir beaucoup de temps partiel, du multi-salariat, du travail e week-end et des niveaux de rémunération faibles

Un secteur ouvert au plus grand nombre

Le secteur est toutefois accessible au moins diplômés, aux populations d'origine étrangère et devait progressivement le devenir pour les jeunes et les hommes : 

  • Un salarié sur trois est sans diplôme, moins d'un sur six est titulaire d'un diplôme supérieur ou égal au bac 
  • Plus d'un salarié sur dix est d'origine étrangère (plus d'un sur quatre chez les employés de maison) 
  • Les femmes occupent 96% des emplois et les hommes ne cessent de progresser 
  • Plus de la moitié des salariés ont plus de 45 ans et la part des 55 ans et plus progresse 

Malgré tout, les employeurs recherchent un minimum de compétences et principalement des qualités relationnelles. 

L'Etude du CREDOC fait le constat que les passerelles peinent à se mettre en place et que les demandeurs d'emplois qui pourraient être intéressés par le secteur des services à la personne et les recruteurs de ce même secteur ne se rencontrent que difficilement. Il est toutefois manifeste que le secteur est pour le moins un tremplin pour le retour à l'emploi et la lutte contre l'exclusion, même si la marge de progression reste importante pour que les métiers soient attractifs.

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