L'AFEV est l'Association de la fondation étudiante pour la ville. Elle a été créée en 1991 par trois étudiants qui voulaient « lutter contre les inégalités dans les quartiers populaires ». Aujourd'hui, elle se concentre sur l'accompagnement d'un enfant par un étudiant, bénévole, dans une approche d'éducation non formelle. En 2011, 7500 étudiants intervenaient auprès de 10.000 enfants, ce qui fait de l'AFEV le premier réseau national d'intervention d'étudiants. 

Pour la quatrième année consécutive, l'AFEV a organisé la journée du refus de l'échec scolaire le 21 septembre dernier et en ligne actuellement, se trouve le pacte national de lutte contre l'échec scolaire. Une nouvelle action ayant pour objectif de sensibiliser l'opinion à ce fléau et de proposer des alternatives à l'éducation, telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui. 

Selon l'AFEV, les jeunes qui sortent du système éducatif sans diplôme chaque année sont au nombre de 150.000. Au coeur du problème, un système scolaire caractérisé par une forte pression sur les élèves et sur leurs parents et une compétition nuisible car créatrice de souffrance. 

Afin de mettre un terme à cette spirale de l'échec pour un grand nombre d'enfants, l'association propose de passer du système de « sélection » actuel à un modèle de « promotion ». Objectif : que chaque enfant, selon ses envies et ses réussites (ou difficultés), puisse sortir de l'école avec une qualification et des compétences nécessaires à son futur parcours professionnel. Et, c'est important, qu'il ait « un rapport confiant aux apprentissages et une image positive de soi. »

 Parmi les signataires actuels du pacte, on trouve des intellectuels, philosophes, journalistes, professeurs. Citons entre autre Stéphane Hessel, Boris Cyrulnik, Axel Kahn ou encore Harry Roselmack. Le pacte est ouvert à tous, vous pouvez donc signer sur le site.

Des chiffres qui font peur 

  • 9% des adultes scolarisés en France sont en situation d‘illettrisme (source ANLCI) 
  • un taux de chômage des jeunes de 18% (23ème sur 30 des pays de l'OCDE), 
  • La France se classe 18e sur 65 au classement PISA 2009. La part d'élèves en grande difficulté est passée de 15 à 20 % entre 2000 et 2009. 
  • 30% des enfants partent à l'école en étant angoissés (source Baromètre Afev / Trajectoires du rapport à l'école des enfants des quartiers populaires) 
  • 5 fois moins d'enfants d'ouvriers que de cadres ont un niveau bac +4  
  • la France est classée 22e sur 25 pays de l'OCDE concernant le bien être à l'école

 

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