L'INSEE vient de publier les chiffres de la démographie française pour 2011. Au premier janvier 2012, la France comptait très exactement 65.350.000 habitants, soit 349.000 personnes de plus qu'un an auparavant (+0,5%) et tout de même dix millions de plus qu'en 1982. 

La croissance de la population est issue de son « solde naturel », soit la différence entre le nombre de naissances et de décès. Le « solde migratoire » n'intervient que dans une moindre mesure dans le dynamisme démographique avec +77.000 personnes en 2011. 

Ce qui est plutôt sympathique dans un contexte morose, c'est la forte natalité. Pour la quatrième année consécutive, le taux de fécondité dépasse les 2 enfants par femme à 2,01 pour être précis. Il faut noter que ce taux place la France au deuxième rang européen, juste derrière l'Irlande. 

Des bébés malgré le pessimisme ambiant 

Selon Pascal Breuil, chef de l'unité des études démographiques de l'INSEE (article de Libération du 17 janvier), «La politique familiale française, qui permet aux femmes d'avoir des enfants et de continuer de travailler grâce à l'existence de structures de garde, est une des raisons de la forte natalité française».

Autres constats : l'âge moyen à l'accouchement continue de reculer pour atteindre 30,1 ans en 2011 ; les femmes vivent en moyenne 84,8 ans (+ un mois) et les hommes 78,2 ans (+ deux mois). Le nombre de décès augmente lui aussi, mais c'est surtout le fait du vieillissement de la population : au 1er janvier 2012, les personnes âgées de plus de 65 ans représentent 17,1% de la population contre 16% il y a dix ans. 

Une croissance démographique qui va ralentir 

Si la croissance est vigoureuse aujourd'hui, c'est en partie parce que le nombre de femmes en âge d'être mère est élevé. Dans le même temps, le nombre de décès, qui est plutôt bas, n'est pas uniquement dû à l'augmentation de l'espérance de vie, mais au fait que les générations les plus âgées, d'avant baby-boom, représentent un nombre de personnes peu important. 

Mécaniquement, ces effets vont diminuer dans le temps ce qui aura pour conséquence un ralentissement de la croissance démographique. La première génération des enfants du baby-boom entre dans le troisième âge, ce qui va générer une augmentation du nombre de décès, alors dans le même temps les générations en âge de procréer vont, elles, diminuer.

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