Le déclin de Comareg-Hebdoprint

Le groupe Paru Vendu était en difficulté. Son chiffre d'affaire est passé de 926 millions d'euros en 2007 à 700 millions en 2009, avec plus de 200 millions d'euros de dettes. Comareg-Hebdoprint, employait 3000 salariés avant 2008, puis 2500 avant les plans de sauvegarde de l'emploi de 2010/2011 et aujourd'hui près de 1 500 rescapés.

Le pôle de presse gratuite d'annonces (la société éditrice Comareg et son centre d'impression Hebdoprint) avait été mis en redressement judiciaire en novembre 2010.

Des offres de reprise ont été présentées en comités d'entreprise extraordinaires le 28 octobre 2011. Elles  seront examinées par le tribunal de commerce jeudi 3 novembre et le tribunal prendra alors sa décision selon des critères reposant essentiellement sur la pérennité des entreprises et le nombre d'emplois sauvegardés.

Les salariés de Paru Vendu en colère

Les salariés montre du doigt l'actionnaire Hersant Média qui aurait laissé mourir l'hebdomadaire gratuit. Les syndicats CGT, CFDT, FO et CFTC ont publié lundi un document présentant Philippe Hersant comme la "centième plus grosse fortune de France, qui réside en Suisse, ne paye pas d'impôts en France et se permet le luxe de générer de la misère par la mise au chômage des salariés qui travaillent pour lui."

Le groupe Paru Vendu a racheté à Lagardère, pour 160 millions d'euros, plusieurs grands titres de la PQR du sud de la France : Nice Matin, La Provence et Corse Matin.

Le site internet affiche près de 700 000 annonces, mais Paru Vendu n'a pas réussi à se positionner sur le web et s'est fait doubler par des sites comme leboncoin, vivastreet ou aladom.

Commentaires

Mr Hersant a investi le minimum dans la Comareg. Il a pris le risque de mettre la société en redressement judiciaire pour ne pas prendre en totalité les frais du plan de licenciement.Une restructuration s'est effectuée tardivement et a la hâte,et il nous lâche en plein milieu du guet pour conclure son accord avec le groupe Rossel.Aucune vision stratégique pour le journal,pas d'investissement pour développer a sa juste mesure notre site web. Bravo! Les clients vus depuis lundi en région et dans les publications sont sous le choc,et nous demandent la date de la prochaine parution!Ils n'attendent qu'une chose:la reprise du titre...