Des vacances faites pour se reposer

Une fois n'est pas coutume, les enfants devraient être d'accord avec le corps enseignant, les cahiers de vacances ne sont pas nécessaires. S'ils ils sont devenus incontournables de par leur utilisation "trans-générationelle", les cahiers de vacances ne seraient pas si bénéfiques que ça pour l'enfant.

Utilisés majoritairement pour ne pas perdre le fil de l'école ou pour occuper les enfants, ces cahiers relèveraient trop souvent de la punition pour les spécialistes. Interrogé par le magazine vousnousils, Pascal Chatard, formateur d'enseignants (IUFM de Draguignan) et ancien "prof" lui même, qualifie cette utilisation massive, d'"automédication". Pour lui, ces cahiers ne sont pas une "une réponse adaptée aux difficultés rencontrées par un élève". "Un élève en difficulté nécessite un diagnostique précis" ajoute t-il.

Pour beaucoup l'utilisation massive de ces cahiers serait même néfaste pour l'élève. Partisan d'une approche ludique du problème Pascal Chatard est formel, "il faut absolument respecter le repos intellectuel des enfants pendant les vacances". C'est là que le "jeu" intervient. En stimulant la curiosité des enfants , on fait parfois des miracles.

Même constat du côté des professeurs en fonctions. Pour cette institutrice à Bénéjacq (Pyrénées- Atlantiques), "c'est important qu'ils [les élèves, ndlr] ne lâchent pas complètement pendant deux mois, mais je préférerais que les parents fassent travailler les enfants autrement. En leur faisant lire les panneaux sur l'autoroute, ou en leur racontant des histoires par exemple".

Pour cet autre professeur de français et latin ,"le mieux, c'est de les éveiller à la culture. Emmener ses enfants au musée, c'est mieux que de les faire travailler sur un cahier de vacances".

Des centres de soutien ouverts tout l'été

Pour les parents désireux de faire travailler coûte que coûte leurs enfants de nombreuses initiatives s'offrent à eux.

Toujours au rayons des supermarchés, de plus en plus de "cahiers de soutien" voient le jour. annuels ces cahiers sont présentés comme "moins attractifs mais plus aboutis" par les libraires.

Pour les cours en durs, on ne présentera plus les offres de soutien scolaire ou cours à domicile. En parallèle des ces offres, les grands groupes d'éducation parallèle proposent désormais des classes de soutien en centre, avec des heures de soutien et des stages intensifs pour préparer les élèves à la rentrée.

Pour tous il est important de souligner que qu'elle que soit la méthode choisie, celle-ci doit être réfléchie, les connaissances s'acquérant lentement au cours de l'année. "Le cahier est constitué de raccourcis pédagogiques, il peut être utilisé éventuellement en toute fin de vacances "pour réviser quelques points du pro­gramme" estime  ainsi M. Chatard. Au sujet des cours de soutien,  le directeur d'Acadomia appelle également à la clairvoyance des parents. "Si vous faites penser à une famille que 10 heures de maths en stage rattrapent les 216 heures de l'année scolaire en 1ère S, vous faites de la sorcellerie" tonne ainsi Pascal Nègre.

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