Des sciences pour être plus responsables

Si il est relativement développé en secondaire, l'enseignement des sciences en primaire fait l'objet d'un long débat. Depuis quelques années l'Éducation nationale a admis l'importance d'approcher le monde scientifique dès le plus jeune âge. Les membres de l'académie des sciences souhaitent eux développer davantage cette approche de la science "simple" par le questionnement et la curiosité.

Pour l'Éducation nationale, "les sciences expérimentales et les technologies ont pour objectif de comprendre et de décrire le monde réel, celui de la nature et celui construit par l'Homme, d'agir sur lui, et de maîtriser les changements induits par l'activité humaine".

Ainsi, en primaire, "les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d'une démarche d'investigation qui développe la curiosité, la créativité, l'esprit critique et l'intérêt pour le progrès scientifique et technique".

Jugeant ce questionnement et cette "prise de conscience" nécessaires, le membre de l'académie des sciences, Yves Quéré,  tient cependant à rappeler que "La curiosité n'est pas un automatisme". Il est donc important de stimuler l'engagement des enfants de les inviter à formuler tout haut leurs questions. La science ne portant pas seulement sur l'enseignement de matières "brutes" comme les mathématiques, mais également sur le fonctionnement des choses, du "concret" comme la formation des nuages par exemple.

Une découverte insuffisante

Dans les "programmes" d'enseignement de l'école primaire tels qui sont défini par le gouvernement, l'apprentissage ou du moins la découverte des sciences se fait en deux étapes :

  • La première apparaît dans le cycle 2 (CP et CE1) et est basée sur la découverte, "les élèves apprennent à se repérer dans l'espace et le temps, ils découvrent le monde du vivant, de la matière et des objets".
  • La deuxième touche plus dans l'expérimentation . "Au cycle 3 [CE2, CM1, CM2], les enseignants initient les classes aux sciences expérimentales et aux technologies" explique ainsi l'Éducation nationale.

Pour Yves Quéré, cette façon d'abordée les sciences est justement trop "scolaire" et tant à décourager bien des enseignants. D'autant plus que le temps alloué dans le programme pour cette approche reste limité.

Pour l'académicien "la science n'est peut-être pas nécessaire dans un apprentissage précoce, mais elle doit être exposée précocement à la culture universelle".

Commentaires

Il n'y a pas de commentaires pour le moment