Les associations et indépendants dans le rouge

Depuis près d'un an et demi, le secteur des services à domicile appelle à la réaction du gouvernement.

Quasi-ignorés jusqu'à maintenant dans le débat sur la réforme de la dépendance, les associations du secteur et représentants des particuliers employeurs sont pourtant présentés comme une des réponses fondamentales au maintien à domicile des personnes âgées.

Malgré cette importance admise et la demandes croissance des particuliers, le secteur souffre de graves problèmes financiers. Premières victimes, les petites associations, organismes privés et particuliers employeurs sont dans le rouge, beaucoup devant renoncer à leurs activités. Une situation qui c'est largement aggravée depuis les dernières réformes fiscales. En témoigne les dernières déclarations de la fédération des particuliers employeurs (FEPEM).

Témoin impuissant de cette crise, le collectif d'aide à domicile appelle depuis plus d'un an et demi à la création d'un Fonds d'urgence, à hauteur de 100 millions d'euros, pour soutenir le secteur. Pour mémoire, le collectif réunit de nombreuses associations, fédérations et organismes d'aide aux personnes, comme l'association des paralysés de France (APF) ou l'union nationale de l'aide, des soins et des services aux domiciles (UNA).

Une mission parlementaire en deux phases

Répondant enfin à l'appel au secours du secteur, et après quelques promesses de réforme,la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, Roselyne Bachelot, a annoncé la tenue prochaine d'une mission parlementaire sur le problème.

Confiée à la députée des Ardennes, Bérengère Poletti, la mission sera composé de deux actes.

Dans un premier temps la députée établira "un bilan précis, quantifié et objectif, des services [....] qui rencontrent des difficultés financières", grosso modo, les causes et conséquences du problème. Ce bilan devrait être rendu public "d'ici la fin du mois de septembre" a ainsi indiqué le ministère. Un bilan qui devrait permettre ensuite à Bérengère Poletti de "proposer des modalités de soutien au secteur pour poursuivre sa modernisation et définir de nouvelles règles de tarification des services".

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