Dans le cadre de l'objectif d'un retour à l'équilibre des régimes de retraite à l'horizon 2018, le Copilor est un outil qui permet d'assurer, auprès du grand public, le service après-vote de la réforme des retraites.

Qu'est-ce que le Copilor ?

Le Copilor est un organisme de pilotage créé par la loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites. Il est composé de parlementaires, de représentants de l'Etat, de partenaires sociaux et de directeurs de caisses de retraite, et "doit exercer un rôle de veille afin de s'assurer du respect de la trajectoire de retour à l'équilibre du système de retraite", selon les directives du ministère.

Le Copilor se doit de mettre en oeuvres les mesures prévues dans la réforme des retraites qui doivent permettre un retour à l'équilibre financier en 2018 pour les régimes de retraite. Il est chargé de trois missions principales :

  • veiller au respect des objectifs du système de retraite par répartition dont "le respect des principes d'équité intergénérationnelle" et "la progression du taux d'emploi des plus de 55 ans et la réduction des écarts de pension entre les hommes et les femmes" ;
  • remettre un avis sur les conditions de retour à l'équilibre du système de retraite ;
  • proposer des "mesures de redressement" lorsque le comité considère qu'il existe un "risque sérieux" menaçant la pérennité financière du système de retraite.

Une première séance en demi teinte

La première séance du Copilor s'est réunie le 31 mai 2011 sous la présidence du ministre du travail, de l'emploi et de la santé en présence des organisations syndicales et patronales. En effet la CGT a indiqué dans un communiqué que "à l'exception de la CFE-CGC, toutes les organisations ont réaffirmé leur hostilité à une réforme injuste et inefficace".

La CFDT et la CGT ont également annoncé qu'elles voteraient contre l'adoption d'un avis portant sur la situation financière des régimes. La FSU rappelle dans un communiqué que "dans un contexte économique dégradé, les mesures d'âge qui constituent le principal levier de financement du gouvernement risquent de se traduire par une extension de la précarité pour les travailleurs âgés, déjà exclus de l'emploi". Elle s'opposera également "à toute proposition qui affaiblirait encore les droits à la retraite des salariés et le niveau des pensions."

 

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