Une situation qui ne s'améliore pas

Luttant pour une meilleure reconnaissance du handicap, des personnes handicapées et de leurs proches, l'association des paralysée de France (APF) souhaite mettre les points sur les i. À l'occasion de la  tenue prochaine de la conférence nationale du handicap, l'association dénonce un manque d'implication de l'État sur la question du handicap.

Dans un communiqué de presse, l'APF, présente ainsi plusieurs points sur lesquels le gouvernement se doit d'agir. Des éléments déjà mis en évidence dans  le rapport 2010 du conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH).

Des principes oubliés

Dans la loi du 11 février 2005, plusieurs grands principes ont été émis, notamment sur l'accessibilité et la conception universelle. Autrement dit, l'obligation de prise en compte du handicap dans toutes les nouvelles architectures mais également dans les anciennes, avec des créations de rampes accessibles au personnes en fauteuil roulant par exemple. Pour l'APF, "le délai de mise en accessibilité pour 2015 est compromis au regard du manque d'impulsion politique et financière". L'association dénonce en parallèle un véritable "retour en arrière" mené par "des initiatives privées et parlementaire ".

Une politique mal adaptée

Outre ces principes, l'association regrette que l'action publique ne corresponde pas aux ambitions affichées, notamment dans la lutte contre l'exclusion qu'elle se fasse à l'école ou plus tard, au travail.

Au niveau scolaire le manque de personnel qualifié d'accompagnement, les fameux auxiliaires de vie scolaire (AVS) est évident. Un statut jugé par ailleurs trop précaire. Concernant l'emploi des personnes handicapées, l'association juge l'action de l'État trop "ambiguë", via notamment la baisse des financements publics aux "entreprises adaptées en difficultés économiques".

D'une manière plus générale, l'APF dénonce ainsi une politique qui serait plus budgétaire que sociale, citant pour l'exemple la réforme  de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) qui "ne répond pas aux besoins des personnes mais bien à ceux de l'État qui ne cherche qu'à réduire ses dépenses". Des réformes budgétaires qui, par ailleurs, pèsent énormément sur les services d'aide à domicile et à la personne.

En bref, l'APF appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités, en terme de moyens mais également d'actions, ne serait-ce qu'en vertu des engagements passés jusqu'alors pas ou peu respectés.

Une conférence nationale très attendue

La conférence nationale du handicap se tiendra pour sa deuxième édition le mercredi 8 juin 2011 à Paris. 650 personnes sont attendus dont plusieurs représentants d'associations,d'administrations et d'organismes nationaux, ainsi que plusieurs ministres, haut fonctionnaires et secrétaires d'État. Le président de la république conclura cette conférence.

Commentaires

Voici un cas flagrant du mépris pour le handicap dans notre société : http://www.marianne2.fr/Moi-Yann-Fievet-qui-ne-peut-plus-enseigner-sans-assistante_a206873.html) http://www.marianne2.fr/Assistante-pour-prof-malvoyant-un-beau-metier-meme-si-precaire_a206875.html En conséquence on peut soutenir ce professeur et son assistante : http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/presentation.php?id=309