L'échec scolaire au coeur des débats élyséens

Échec scolaire, décrochage, violence à l'école, en pleine refonte des cartes scolaires, le gouvernement multiplie les déclarations et mesures contre l'exclusion scolaire. La dernière date de dimanche dernier. Interviewé par la station de radio Europe 1 et le quotidien le Parisien, Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale a annoncé la mise en place d'un "suivi personnalisé". Un nouveau dispositif dont la phase test devrait être lancée avant la fin du mois. La "guerre au décrochage scolaire" est désormais déclarée, le gouvernement faisant de cette lutte une "question de priorité".

Une année contre la déscolarisation ?

Cette nouvelle mesure fait écho aux récentes déclarations et rapports émis par l'éducation nationale la semaine dernière. En effet, mercredi dernier  Luc Chatel se voyait ainsi remettre un rapport sur le harcèlement scolaire. Ce rapport, présentant de "nombreuses propositions concrètes" pour lutter contre les violences à l'école, sera débattu et discuté les 2 et 3 mai 2011 au cours des "assises nationales sur le harcèlement à l'école" à Paris.

Le jeudi 14 avril, le président de la République, Nicolas Sarkozy et le ministre de l'éducation ont annoncé la mise en place d'une vingtaine d'établissements de réinsertion scolaire (ERS) dès la rentrée prochaine. Ces établissement sont destinés à l'accueil et à l'enseignement pour les collégiens en grande difficulté scolaire, désignés par le système éducatif comme perturbateurs (multiples exclusions, violences envers les autres élèves ou les professeurs, absentéisme, ...).

166 000 jeunes déscolarisés "perdus de vue"

D'après le ministre, entre les mois de juin et de septembre 2010, près de 306 000 élèves ont quitté le système éducatif.  Parmi ces élèves, 166 000 ne sont ni en apprentissage, ni suivis par le Pôle Emploi. Des élèves "perdus de vue" mais dont le ministère assure connaitre l'identité et la situation. C'est à ces derniers que s'adresserait le "suivi personnalisé".

Vers un suivi individuel.

Pour Luc Chatel, le système de suivi particulier ou personnalisé permettrait de "détecter et identifier les élèves inscrits au lycée en juin et qui disparaissent en septembre" afin de "proposer une solution à chacun".

Le "suivi personnalisé " consisterait en fait en la mise en place d'un suivi individuel de ces jeunes déscolarisés, via un interlocuteur privilégié, commun au Pôle emploi, aux centres de formations et d'apprentissages (CFA) et à l'éducation nationale. Chaque jeune étant ainsi suivi individuellement.

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